Le ministre de l’Industrie, Yahia Bachir et la ministre de l’Enseignement et de la formation professionnels, Nassima Erhab, ont présidé, mardi dernier, une réunion de coordination, en présence de hauts responsables des deux ministères, a annoncé un communiqué du ministère de l’Industrie.
Par Tahar Azizi
Cette réunion qui s’inscrit dans le cadre de la coordination de haut niveau entre les deux départements, a porté sur le suivi de la mise en œuvre du projet du ‘Référentiel national de formation et de compétences’ (RNFC), lancé officiellement le 16 mars 2026.
Il s’agit d’un « outil stratégique visant à organiser et à définir précisément les compétences professionnelles, à aligner les programmes de formation sur les besoins réels du marché du travail et à anticiper les transformations des professions dues aux progrès technologiques, à la transformation numérique et à la transition économique et environnementale », a indiqué la même source.
Cette rencontre intervient à l’étape de la finalisation des travaux relatifs au secteur industriel, choisi comme secteur pilote, sur la base duquel la méthodologie sera appliquée, au fur et à mesure, à d’autres secteurs. Lors de la réunion, les deux parties ont passé en revue le bilan et les résultats des premières phases du projet, comprenant l’organisation d’un atelier de formation au profit des cadres du ministère de l’Industrie, et la tenue de réunions de coordination pour l’élaboration du programme sectoriel statistique relatif à la cartographie des métiers et des compétences, en sus du lancement d’une enquête de terrain visant à classer les métiers industriels selon leur importance à l’avenir.
Il a également été question des visites de terrain effectuées au niveau des groupes industriels « GICA », « AGM » et « SNS », dans le but d’appliquer la méthodologie d’identification et d’évaluation des compétences. Il s’est agi, en outre, du lancement de l’élaboration d’un programme de recensement des métiers et des compétences et la désignation des points de contact au niveau de ces groupes et leurs filiales pour alimenter ‘la plateforme nationale du Référentiel des compétences économiques’.
Les débats ont porté, en plus, sur l’évaluation de l’état d’avancement du projet et la fixation des délais pour l’achèvement des travaux dans le secteur industriel, en prélude à l’élargissement de l’expérience à d’autres secteurs, note encore le communiqué. Cette réunion concrétise les objectifs des directives gouvernementales relatives au développement du capital humain.
À cette occasion, les deux ministres ont souligné que cette coopération vise à construire un système de formation « flexible et proactif », répondant aux besoins réels de l’industrie nationale.
Ce système s’appuiera sur des données précises et une analyse objective des besoins du marché du travail industriel grâce à l’identification, la structuration et la mise à jour continues des compétences.
Il devrait permettre, ainsi, d’orienter les offres de formation vers les priorités du développement industriel et les défis de l’économie du futur, conclut le communiqué.
T. A.

