La Chambre de commerce et d’industrie Algéro-française a annoncé la visite prochaine de représentants du patronat français. Selon des informations publiées dans la presse nationale, le Medef ne cache pas son optimisme quant à une évolution positive des relations économiques entre les deux pays.
Par Khaled Remouche
Dans une invitation écrite à l’Ambassadeur de France à Alger et haut représentant de la France en Algérie Stéphane Romatet à la réunion du comité Algérie du MEDEF international, organise le 17 février dernier, l’organisation patronale française affiche l’importance de retisser les liens économiques avec l’Algérie, dans un souci de préserver les parts de marché de la France en Algérie :5 milliards d’euros d’exportations en 2024, chiffre avancé par le MEDEF.
« l’Algérie constitue un partenaire économique majeur pour la France en Afrique du nord offrant des perspectives significatives dans les infrastructures, l’énergie, l’agro-industrie, les industries manufacturières, ou encore la transition numérique et environnemental dans un contexte de réformes économiques et de volonté affirmée de diversification de l’économie. L’Algérie est la troisième économie d’Afrique avec un PIB d’environ 260 milliards d’euros et une croissance de 3,7 pour cent. Les récentes visites bilatérales de hauts fonctionnaires des deux états témoignent du réchauffement progressif des relations économiques entre l’Algérie et la France » lit-on dans ce texte.
Allusion à la visite du ministre français de l’intérieur à Alger. La visite prochaine de représentants du MEDEF international si elle venait à se concrétiser constituera un pas vers un regain de ces relations économiques entre l’Algérie et la France dans un contexte où la France ces dernières années a perdu des parts de marché au profit de la Chine, qui est devenu le premier partenaire commercial de l’Algérie.
Au plan investissements, la frilosité qui caractérisait l’implication économique de la France en Algérie s’est
accentuée avec la crise politique aiguë qu’ont connu ces relations en 2024.
La Chine, l’Italie, la Turquie et le Qatar sont devenus les plus gros investisseurs en Algérie ces dernières années. Cependant, il ne faut pas oublier que la France est l’un de nos principaux clients en GNL et en pétrole brut.
L’Hexagone absorbe une bonne partie de nos exportations hors hydrocarbures. La diaspora algérienne en France, la plus importante dans le monde est appelée de plus en plus à s’impliquer dans des investissements en Algérie.
A cela s’ajoute flux humain entre les deux pays très importants. Pour ces raisons et pour l’impératif de diversifier ses partenariats, le souhait de développer les relations entre les deux pays est aujourd’hui une réalité avec ces déclarations du MEDEF, la réunion du comité Algérie de cette organisation patronale, la visite du ministre de l’intérieur français à Alger.
Mais il s’agira de partenariats gagnant-gagnant s’attend la partie algérienne et selon les besoins de l’économie nationale. Une plus grande implication à travers des investissements productifs en Algérie et non dans la transaction commerciale est espère.
C’est à ce prix que la France pourra retrouver sa place de partenaire économique très important en Algérie, sans toutefois qu’il soit prépondérant.
L’Algérie a besoin de jouer sur la diversification de ses partenaires : en Europe, en Asie, en Amérique du nord et du sud. Tout en se braquant sur cette orientation stratégique : l’intégration économique africaine.
K. R.







