L’Afrique est le pivot géoéconomique incontournable de la transition énergétique, détenant des réserves majeures de minéraux critiques (cobalt, lithium, platine) essentiels pour les technologies propres. Dominé par la Chine, ce marché stratégique attire la compétition mondiale, notamment des États-Unis, redéfinissant les alliances géopolitiques.
Par Hakim O.
L’Afrique campe, ainsi, un rôle central dans la transition énergétique mondiale abritant environ 55 % des ré- serves mondiales de cobalt, 70 % de celles de manganèse et 80 % de celles de platine.
La République démocratique du Congo (RDC), domaine le secteur, étant le leader mondial du cobalt, avec des mines comme Kisanfu et Tenke Fungurume, fournissant une grande part de la demande mondiale.
Compétition pour l’approvisionnement
Pour éviter la simple exportation de matières premières, des pays comme le Zimbabwe et la RDC imposent des restrictions sur les minerais bruts, bien que le manque d’infrastructures énergétiques entrave cette transformation.
L’Afrique cherche, ainsi, à tirer parti de cette demande pour développer des chaînes de valeur locales, à l’instar de la coentreprise entre la RDC et la Zambie pour fabriquer des batteries.
Néanmoins, le défis pour ces pays d’Afriques et de faire en sorte que le secteur soit à la hauteur des enjeux de transparence et de responsabilité, des éléments clés pour attirer des investissements occidentaux, selon Resource Matters.
L’Afrique s’impose aujourd’hui comme le cœur stratégique de la transition énergétique mondiale. Sa transformation de simple exportateur de matières premières en un pivot géoéconomique majeur repose sur sur un ensemble de piliers fondamentaux.
Le continent détient, en effet, des parts massives des réserves mondiales nécessaires aux technologies décarbonées, la RD Congo produisant environ 70 % de l’offre mondiale, indispensable aux batteries de véhicules électriques.
Par ailleurs, l’Afrique du Sud domine les marchés essentiels pour l’hydrogène et l’acier bas carbone. Concernant le lithium et graphite, des gisements massifs au Zimbabwe, en Namibie et au Mozambique attirent des investissements records.
Le théâtre d’une nouvelle rivalité de puissance
L’accès à ces ressources a déclenché une compétition féroce entre les grands blocs : La Chine : Elle possède une avance considérable grâce à son contrôle sur le raffinage et les infrastructures (via les Nouvelles Routes de la Soie).
L’Occident (USA/UE) : Tente de rattraper son retard via des partenariats comme le Global Gateway ou le corridor de Lobito, visant à sécuriser des chaînes d’approvisionnement « éthiques » et hors influence chinoise.
H. O.







