L’usine réduira les importations et créera dès son exploitation 120 postes d’emplois.
Par S. Rabia
L’Algérie est bien engagée dans le chantier de la production des matières premières pour l’industrie pharmaceutique. Elle se positionne déjà à l’exportation sur le marché africain.
Les bonnes nouvelles arrivent pour ce secteur qui se développe rapidement grâce aux politiques publiques adoptées ces dernières années : Le ministre de l’Industrie pharmaceutique, M. Wassim Kouidri, a supervisé, jeudi dernier, dans la wilaya de Mostaganem, la relance du projet de l’unité industrielle de production de matières premières et de vaccins vétérinaires relevant du groupe public « Saïdal ».
Dans une déclaration à la presse à l’issue de sa visite du site, M. Kouidri, cité par l’APS, a indiqué que ce projet important, spécialisé dans la production de produits vétérinaires depuis la matière première jusqu’au produit fini, avait connu un arrêt « inacceptable » ayant entraîné un gaspillage de devises.
Il a précisé que l’Etat est contraint d’importer des vaccins vétérinaires à des prix élevés afin de préserver la santé et la sécurité du cheptel national.
Le ministre a ajouté que l’acheminement de ces vaccins vers l’Algérie engendre des charges supplémentaires, notamment dans un contexte marqué par la mutation des virus affectant les animaux, en plus des pertes subies par la richesse animale, a souligné la même source.
Le ministre qui tient à ce que la réalisation du projet s’accélère, a tenu que les travaux de réalisation du projet reprendront à compter d’aujourd’hui (jour de sa visite) à un rythme soutenu en vue d’un lancement de la production dans les plus brefs délais.
Le taux de réalisation du complexe administratif du projet a atteint, indique la même source, 96%, parallèlement à l’achèvement imminent des travaux des bâtiments de production, dont le taux d’avancement s’élève à 95 %. La capacité de production, notamment en matières premières, devra atteindre 175 tonnes par an, selon les explications fournies au ministre.
Cette unité devrait générer, dès son entrée en exploitation, 120 postes d’emploi et assurera la production complète de quatre types de médicaments vétérinaires.
S. R.







