Le ministre de l’Energie et des énergies renouvelables, M. Mourad Adjal, a présidé, lundi à Alger, une réunion consacrée à l’examen de nombre de dossiers liés au programme national de rationalisation de la consommation d’énergie et d’amélioration de l’efficacité énergétique, indique un communiqué du ministère.
Par Tahar Azizi
S’inscrivant dans le cadre du suivi de l’activité du secteur, cette réunion, tenue en présence de cadres du ministère, a permis d’évaluer l’état de mise en œuvre des mesures et dispositions liées à ces volets.
Lors de cette rencontre, le ministre a suivi des présentations détaillées sur les dossiers inscrits à l’ordre du jour, avant de donner ses orientations et instructions sur les questions examinées, indique la même source.
Il y a lieu de rappeler dans ce cadre que l’Algérie a mis en place un programme d’efficacité énergétique et de développement des énergies renouvelables, qui affiche sa volonté de préserver les ressources du pays et optimiser leurs utilisations.
Il revêt un caractère national et touche la majorité des secteurs d’activités. Il table sur un potentiel d’économie d’énergie estimé à plus de 10 millions de tonnes équivalent pétrole (Tep) à l’horizon 2030, soit plus de 15%.
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Ce programme consiste à installer une puissance d’origine renouvelable de près de 22 000 MW entre 2011 et 2030, dont 12 000 MW dédiés à couvrir la demande nationale en électricité et 10 000 MW à l’exportation. À l’horizon 2030, environ 40 % de la production d’électricité destinée à la consommation nationale sera d’origine renouvelable.
L’Algérie compte se positionner comme un acteur majeur dans la production de l’électricité à partir du solaire photovoltaïque et du solaire thermique qui seront les moteurs d’un développement économique et social, durable à même d’impulser un nouveau modèle de croissance.
Le potentiel national en énergies renouvelables étant fortement dominé par le solaire, l’Etat le met à profit, notamment à travers l’implantation d’industries créatrices de richesse et d’emplois.
En parallèle, les potentiels en éolien, en biomasse, en géothermie et en hydroélectricité sont moins importants. Il n’est pas exclu de lancer de nombreux projets en utilisant ces sources.
Dans une première étape, le plan de charge inclut la réalisation d’une soixantaine de centrales solaires photovoltaïques et solaires thermiques, de fermes éoliennes et de centrales hybrides.
Par ailleurs, le programme des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique est développé en cinq chapitres. Il s’agit des capacités à installer par domaine d’activité énergétique ; de l’efficacité énergétique ; des capacités industrielles à développer pour accompagner le programme ; de la recherche et le développement et enfin des mesures incitatives et règlementaires.
T. A.
Le projet «TaqatHy» en appui
Lancé en décembre 2022 et en cours jusqu’en 2029, le projet de coopération TaqatHy a pour ambition d’accompagner l’Algérie dans sa transition énergétique en favorisant un développement inclusif et durable. Il contribue à la création de valeur locale et au renforcement des capacités à travers :
- Le développement des énergies renouvelables et de l’hydrogène vert, leviers stratégiques pour un mix énergétique plus durable et générateur d’opportunités économiques,
- L’amélioration de l’efficacité énergétique, notamment dans les secteurs du bâtiment et des entreprises publiques, permettant une optimisation des coûts et une meilleure compétitivité,
- La réduction des émissions de méthane et du torchage dans l’industrie gazière, contribuant ainsi aux engagements climatiques internationaux tout en stimulant l’innovation technologique et le développement de nouvelles expertises locales.
Ce projet est mis en œuvre par notre ministère de l’Energie et des énergies renouvelables, en partenariat avec L’Agence allemande de coopération internationale (GIZ) et l’Union européenne.
T. A.







