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Protection des consommateurs : Une nouvelle stratégie

Protection des consommateurs : Une nouvelle stratégie

« Nous affirmons que la protection du consommateur algérien n’est pas seulement un devoir, mais un engagement national qui englobe tout ce qui contribue à améliorer le quotidien des citoyens : de la garantie et de la disponibilité des produits alimentaires à la promotion du commerce électronique, en passant par l’établissement de principes de transparence dans les transactions, notamment l’affichage des prix et la qualité des services ».

Ce sont les propos qui ont été tenus par la ministre du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, Amel Abdellatif, à l’occasion de la Journée mondiale des droits des consommateurs dont le thème cette année est « Produits sûrs, Consommateurs confiants », célébrée le 15 mars chaque année.

La ministre a mis en avant la stratégie de son département ministériel pour la prise en charge de ce volet, en soulignant l’engagement de son département à offrir un environnement sûr et fiable aux consommateurs grâce à un contrôle rigoureux, des laboratoires de pointe et des mesures concrètes qui renforcent leurs droits et garantissent leur confiance dans le marché national.

La protection des droits des consommateurs constitue, selon elle, la pierre angulaire de la nouvelle stratégie du ministère, qui vise à soutenir les produits locaux, à renforcer la transparence et à trouver un équilibre entre la protection des consommateurs et le développement du secteur économique national, conformément aux meilleures normes internationales.

Les laboratoires mobiles d’analyse de la qualité des produits importés, mis en service récemment au niveau des ports algériens, ont permis de renforcer considérablement le dispositif de contrôle et de protection de la santé du consommateur et de l’économie nationale.

Ils contribuent efficacement à la réduction des délais de traitement des marchandises afin de faciliter l’approvisionnement du marché national.

Opérationnels depuis novembre dernier, huit laboratoires mobiles installés au niveau des ports commerciaux assurent aujourd’hui un service permanent, en améliorant les opérations d’analyses des produits importés, notamment en matière de délais, puisqu’elles se font désormais en temps réel.

Ils permettent ainsi aux inspecteurs de commerce de prendre des décisions immédiates concernant le processus d’accès au marché de ces marchandises.

L’apport des laboratoires mobiles d’analyse de la qualité

Le directeur général du contrôle économique et de la répression des fraudes au ministère, Mohamed Mezghache, cité par l’APS, a expliqué que « la mission principale de ces laboratoires consiste en la vérification de la conformité des produits aux normes et caractéristiques techniques, selon la législation en vigueur, et ce, dans le cadre de la protection de la santé et de la sécurité des consommateurs. Ils contribuent aussi efficacement au dédouanement des conteneurs dans les ports dans des délais très courts ».

Dotés d’équipements de pointe, ces laboratoires installés dans des véhicules utilitaires légers adaptés, de fabrication locale, indique la même source, permettent de lutter efficacement contre les produits non conformes ou frauduleux avant leur entrée dans le marché, a souligné le même responsable.

Il a précisé que leurs missions sont menées en collaboration avec des inspecteurs du commerce qui prélèvent des échantillons de produits et en coordination avec les services des douanes et des autorités portuaires.

Il s’agit d’effectuer des analyses microbiologiques et physicochimiques détaillées des produits, notamment des produits agroalimentaires, avant leur sortie des enceintes portuaires, a-t-il mentionné.

Ce type d’analyse se faisait auparavant au niveau des laboratoires fixes dans les structures du secteur et nécessitait des procédures plus complexes et des délais longs.

« Le ministère dispose aujourd’hui des outils de contrôle de qualité au niveau des postes frontaliers qui peuvent répondre aux sollicitations des autres services et opérateurs, notamment les douanes et les ministères de l’Agriculture et de l’Environnement », a-t-il encore fait savoir.

M. Mezghache a ajouté que grâce à ces nouveaux équipements, les services du ministère peuvent aussi prendre en charge les analyses des produits au niveau des marchés locaux, à travers des inspecteurs de commerce qui prélèvent des échantillons en vue d’une analyse instantanée.

Selon l’APS, le chef du projet chargé de l’acquisition de ces laboratoires, Mohamed Khelifa, a indiqué que la mise en service de ces laboratoires a permis de faire un « saut qualitatif en matière d’analyses microbiologiques des produits importés, en réduisant les délais ».

« Grâce à ces équipements, on peut connaître ainsi les aspects microbiologiques détaillés des produits importés, connaître le niveau des résidus de pesticides et les matières naturelles des produits. C’est une première pour le pays de réaliser ce type d’analyses sur le terrain dans un délai rapide sur des échantillons au niveau des ports et postes frontaliers », a-t-il relevé.

Tahar Azizi

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