L’Algérie veut promouvoir ses exportations hors hydrocarbures. Des facilitations et de nouvelles dispositions ont été prises, à cet effet, par le gouvernement afin d’atteindre l’objectif fixé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, à savoir, atteindre 5 milliards de dollars d’exportations hors hydrocarbures avant fin 2021.
Par Akrem R.
Kamel Rezig, le ministre du Commerce a réitéré la disponibilité des pouvoirs publics, notamment, les institutions de son département ministériel pour accompagner l’exportateur algérien dans la conquête des marchés à l’international.
Donnant le coup d’envoi officiel des journées « portes ouvertes sur l’export» qu’abrite le siège d’Algex à Alger, jusqu’à jeudi prochain 25 mars, M. Rezig, accompagné de l’homme d’affaires, Issad Rebrad a rassuré les opérateurs économiques désirant se lancer dans le métier de l’exportation, que son département leur accordera l’aide nécessaire pour réussir dans leurs opérations. Il est catégorique sur ce point, indiquant que l’ «on est là pour vous accompagner». Et d’ajouter : « l’Etat a de l’argent pour vous aider dans la réalisation d’opérations d’exportations. Tout un dispositif financier et technique est mis en place à cet effet.
Il suffit juste de s’inscrire dans la stratégie du gouvernement», a-t-il recommandé. Le ministre Kamel Rezig a incité, lors de sa tournée effectuée entre les stands des exposants, les producteurs de réserver entre 20 à 30 % de leur production pour l’exportation. «Toutes les conditions sont réunies pour promouvoir les exportations hors-hydrocarbures. Nous avons des produits de qualité et exportables. La production excédentaire qu’enregistrent certaines filières doit être impérativement orientée vers l’exportation et nous en tant que pouvoirs publics, on est là pour vous aider», a-t-il souligné. M. Rezig a également demandé aux opérateurs économiques de formuler leurs propositions afin de faciliter et de solutionner les problèmes bloquant l’exportation.
Lors d’un échange avec un investisseur dans le domaine électronique, « Bomar», le ministre a mis l’accent sur la nécessité de travailler la main dans la main afin de remédier aux dysfonctionnements existants, en réitérant la disponibilité du gouvernement pour accompagner tous les opérateurs sans exception. « Nous devons réussir ce challenge. Vous, les professionnels, faites vos propositions et on va tous faire pour les concrétiser sur le terrain», a-t-il lancé. Pour sa part, le représentant de cette société spécialisée dans l’électroménager, a fait savoir que « nous avons toutes les chances de devenir le carrefour du marché africain et européen». Ce même responsable a mis l’accent sur la nécessité «d’augmenter nos capacités nationale de productions d’appareils de télévision à 10 millions afin de rendre le marché algérien attractif et faire venir les leaders mondiaux dans l’électronique, notamment en carte mère et vert».
Nouvelles facilitations
D’ailleurs, selon ce responsable, l’Algérie débourse annuellement, entre 700 millions à un milliard de dollars, pour l’importation de cartes mères. Par ailleurs, le ministre du Commerce Kamel Rezig a annoncé de nouvelles incitations pour les opérateurs afin de se lancer dans l’exportation. En effet, il a été décidé d’élargir l’organisation des formations dans le domaine de l’export aux chambres du commerce locales, la création d’un portail dédiée aux produits algériens et la réorganisation de la SAFEX, en procédant à la création d’une nouvelle branche dédiée exclusivement à l’export. « La Safex à travers son réseau mondial pourra aider à la promotion de nos produits à l’international», a indiqué le ministre.
Dans le même cadre, et afin de garantir un accompagnement de qualité pour les exportateurs, M Rezig a annonce que des ajustements ont été effectués dans le fonctionnement du fonds de soutien à l’export (FSPE), à travers le renforcement des mécanismes d’aides. En effet, une prime supplémentaire sera accordée pour chaque opération d’exportation vers le continent africain, la création d’une nouvelle prime destinée aux produits périssables, le remboursement des coûts de l’enregistrement d’une marque commerciale à l’étranger, la révision des taux de primes d’aides octroyées, qui augmenteront selon la valeur des exportations réalisées, et la signature de conventions avec les transporteurs privés activant dans le fret aérien et maritime. «Tous les services de notre ministère sont disposés à consentir plus d’efforts afin de répondre aux doléances des exportateurs», a-t-il conclu.
A. R.







