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Près de 100 000 postes budgétaires prévus et des mesures en faveur de l’investissement en 2025

Près de 100 000 postes budgétaires prévus et des mesures en faveur de l’investissement en 2025

Le gouvernement accorde une grande importance à l’emploi. D’importants dispositifs, en effet, ont été introduits par le gouvernement, dans le cadre du projet de loi de Finances (PLF) 2025, pour stimuler l’économie et la création de nouveaux postes d’emploi. En effet, dans ce projet de loi, il est prévu l’ouverture de près de 100 000 nouveaux postes d’emploi. Dans le détail, 69 525 nouveaux postes budgétaires seront ouverts dont 43 393 au profit de l’Education nationale et 19 782 pour la santé.

Par Akrem R.

A cela s’ajoutent, les 27 505 postes vacants et 12 489 postes appartenant aux institutions publiques à caractère administratif.

Un budget important de l’ordre de 15,35 milliards DA est inscrit dans le PLF 2025 afin de concrétiser cet objectif de création de nouveaux emplois.

Dans son programme présidentiel, rappelle-t-on, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, s’est engagé pour la création de 450 000 emplois durant ce second mandat, soit une moyenne de création de près de 90 000 nouveaux postes/an.

Des efforts sont donc à consentir par les différents secteurs d’activités afin de dynamiser le marché du travail, d’autant plus que le nombre de bénéficiaires de l’allocation chômage avoisine les 2 millions de jeunes, sans compter les chômeurs non recensés et les autres ayant perdu leur emploi.

Le nombre sera donc plus important, le gouvernement étant appelé à redoubler d’efforts pour la dynamisation de l’investissement et la concrétisation des projets enregistrés au niveau de l’Agence algérienne de la promotion de l’investissement (AAPI), au nombre de près de 10 000.

Selon les prévisions de cette Agence, en se basant sur les engagements des investisseurs, ces projets devraient contribuer à la création de 200 000 emplois.

S’agissant de la masse salariale, le montant prévu pour 2025 s’élève à 5 843 milliards DA, ce qui représente 34,79% du total du budget de l’État, avec une augmentation de 598 milliards DA, soit +11,4% comparativement à 2024 (5245 milliards).

Ces augmentations témoignent de l’engagement du chef de l’Etat pour l’amélioration du pouvoir d’achat du citoyen, placé comme une priorité du gouvernement.

D’ailleurs cet effort de valorisation des salaires, augmentés de 47% jusqu’à présent, devrait se poursuivre durant les trois années à venir afin de parvenir à une augmentation de 100 %.

Selon une comparaison faite par les hautes autorités du pays concernant les dépenses allouées chaque année au profit des fonctionnaires, celles-ci se sont élevées, à la fin du premier semestre de l’année en cours, à un seuil de 2056,46 milliards de DA, contre 1691,21 milliards de dinars pour le même semestre de l’année dernière (2023), soit une augmentation de 365,25 milliards de DA (21,6%), représentant 29,6 % des dépenses budgétaires totales. 484 milliards DA pour la révision des statuts et régimes indemnitaires

Par ailleurs, la révision des statuts particuliers et régimes indemnitaires des fonctionnaires relevant des secteurs de l’éducation nationale, de la santé, des affaires religieuses et de l’enseignement supérieur implique le déboursement de plus de 484 milliards de DA.

Toutefois, en intégrant les dépenses de fonctionnement des services des établissements publics à caractère administratif (EPA) et les établissements assimilés et qui s’élèvent à 272,76 milliards DA, le montant global des dépenses de fonctionnement atteint 699 milliards, soit 4,16 % du budget de l’État.

Le projet de loi de finances 2025 propose une série de mesures et d’actions, principalement fiscales, visant à soutenir la croissance, le développement et l’investissement.

Concernant les mesures de soutien à l’investissement et à l’économie nationale, il est proposé de prolonger la réduction de 50 % de l’impôt sur le revenu global ou de l’impôt sur les sociétés pendant cinq (5) ans sur les revenus réalisés dans les régions du sud, à savoir les wilayas d’Illizi, Tindouf, Adrar, Tamanrasset, Timimoun, Bordj Badji Mokhtar, Ain Salah, In Guezzam et Ghardaïa.

Il est également proposé d’accorder une exonération de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour les biens amortissables acquis par les entreprises de production, ainsi que pour le transport, la distribution et la commercialisation de l’électricité, et le transport, la distribution et la commercialisation du gaz par pipeline, destinés directement à l’exploitation.

D’autre part, une prolongation de deux années des exonérations fiscales accordées aux entreprises portant le label « Incubateur » est proposée en cas de renouvellement de ce label.

En parallèle, il est proposé d’autoriser le Trésor public à émettre des « obligations souveraines », permettant aux personnes physiques et morales de participer au financement d’infrastructures ou d’équipements publics de caractère commercial de l’État.

Les détenteurs de ces obligations, dont l’échéance est égale ou supérieure à 5 ans, seraient exonérés de l’impôt sur le revenu global, de l’impôt sur les sociétés et des droits d’enregistrement.

De plus, ces obligations souveraines seraient exemptées des frais d’enregistrement et de publication foncière pendant 5 ans.

Il est prévu que les recettes budgétaires atteignent 523,068 milliards de DZD en 2025, soit une augmentation de 3,5 % par rapport aux recettes attendues à la clôture de 2024, grâce à une amélioration des recettes fiscales de 9,0 %.

Ainsi, une augmentation des recettes fiscales, passant de 813,123 milliards de DA dans les prévisions de clôture pour 2024 à 1 156,894 milliards de DA en 2025, soit une hausse de 343,771 milliards de DZD. Les dépenses sont prévues à 1 6794,613 milliards, avec des recettes budgétaires de 8 523,1 milliards de DA.

Quand à la fiscalité pétrolière, elle devrait atteindre 453,963 milliards de DA en 2025, contre 512,343 milliards en 2024.

A. R.

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