L’évolution de l’économie nationale sera positive l’année en cours : les indicateurs macroéconomiques seront au vert tels que le niveau des réserves de change, du PIB, le taux d’inflation, la croissance hors hydrocarbures.
Par Khaled Remouche
Au cours de la soirée ramadanesque organisée jeudi dernier à Alger qui a regroupé des responsables d’entreprises notamment de Djezzy, de la BDL, de la SAA, de la CAAT, de Biopharm, de Faderco de Yassir, de Biotanys, Nazim Sini, économiste et PDG de Algeria Green Services (AGS) organisatrice de l’évènement a présenté les perspectives de l’économie nationale et les grands enjeux de l’économie mondiale en 2026 puisant ses chiffres d’organismes nationaux, du FMI et de la Banque Mondiale.
Ce qui ressort de sa présentation sur les perspectives économiques de l’Algérie en 2026 l’évolution de notre matelas en devises Il a indiqué que l’Algérie disposera de 70 milliards de dollars de réserves de change l’année en cours soit plus de 18 mois d’importations de marchandises.
Une prévision qui rassure quant à la viabilité de l’économie nationale et sa résilience à un horizon court terme. L’économiste a indiqué également que le taux d’inflation prévisionnel est seulement de 3% pour cent seulement.
Ce qui veut dire que le pouvoir d’achat de la majorité des ménages selon ces anticipations ne sera pas sous hautes pression en 2026 en raison du maintien des subventions sur les produits de large consommation et une inflation importée qui ne semble pas peser très fortement sur le niveau des prix.
Indice, la tendance en 2025 et en 2026 est à une consommation plus significative des ménages. Nazim Sini a ajouté en ce sens que le revenu par ménage se situe à 60.000 dinars mensuellement.
Mais l’épée de Damoclès est bel et bien l’inflation importée. La guerre dans le Golfe favorise des poussées inflationnistes : hausse des matières premières, hausse des coûts du fret dont les effets peuvent se répercuter sur l’Algérie, a signalé le premier responsable d’AGS.
Le PIB de l’Algérie en 2026 atteindra 280 milliards de dollars
L’autre indicateur positif : la croissance hors hydrocarbures est estimée à 6% en 2026. Elle est tirée par l’agriculture, l’industrie et les services. Le PIB de l’Algérie atteindra selon ces prévisions 280 milliards de dollars en 2026. L’objectif à moyen terme est d’atteindre un PIB de 400 milliards de dollars. Ce qui classerait l’Algérie parmi les pays émergents de la planète.
Concernant les perspectives de l’économie mondiale, la croissance dans le monde continuera par être tirée par la Chine et l’Inde en 2026 et 2027 respectivement 5 et 4,5%, 7,3 et 9%. A comparer avec des Etats Unis 4,6% et l’Europe 1,3 et 1,5%.
La croissance en Afrique en 2026 : 4,6 pour cent sera plus importante que celle de l’Asie. On prévoit, en outre la pénurie de certains composants électroniques en 2026, ce qui va entrainer une hausse des prix des produits électroniques grand public.
La tendance en 2026 est, en outre à la poursuite de la hausse des prix de l’or : 3000 dollars l’once en 2024, près de 6000 dollars aujourd’hui. Valeur refuge, l’or verra ses prix augmenter en 2026 du fait de la Guerre dans le Golfe.
L’année verra également une accentuation des effets du changement climatiques : plus grande fréquence des tempêtes, catastrophes naturelles.
Autre importante évolution : la révolution intelligence artificielle tira sa toile à l’échelle de la planète et contribuera à la croissance mondiale. En effet, nombre d’entreprises dans le monde voient leurs performances s’améliorer grâce à l’intelligence artificielle.
L’année 2026 verra également l’accentuation des tensions géopolitiques à l’instar de la Guerre Etats Unis- Iran qui a déjà entrainé une flambée des prix du pétrole et du gaz et fait peser le risque de rupture de l’approvisionnement mondial en hydrocarbures. Elle risque aussi de bouleverser les chaines d’approvisionnement dans le monde.
Ce conflit déjà a fait, notons-le augmenter les primes de risques, les primes d’assurance et les coûts du fret. Un choc pétrolier s’il se produit, effet de cette guerre aura, loin s’en faut, des conséquences négatives sur l’économie mondiale.
K. R.







