L’Union nationale des opérateurs de la pharmacie (UNOP), affiche son soutien et son appui à la démarche du ministère de l’Industrie pharmaceutique qui a – via une note officielle – informé les établissements pharmaceutiques (de fabrication, d’importation et d’exploitation) des perturbations des chaines d’approvisionnement internationales, susceptibles de survenir en raison des tensions géopolitiques affectant la zone du Proche-Orient. Celles-ci « peuvent compromettre la disponibilité des produits pharmaceutiques sur la marché national ».
Par Tahar Azizi
En effet, dans un communiqué rendu public, l’Union tient à attirer l’attention de ses membres et, par‑delà, de l’ensemble des acteurs de la filière pharmaceutique nationale (producteurs, distributeurs‑grossistes et pharmaciens d’officine) au sujet des tensions géopolitiques nées de la guerre en cours dans la zone du Proche‑Orient.
Une guerre qui est en train de générer des perturbations de grande ampleur à l’échelle des chaînes mondiales d’approvisionnement pour un nombre croissant de produits et de services.
«Nous partageons, à cet effet, l’intégralité du message contenu dans la Note du 05 avril 2026 que le ministère de l’Industrie pharmaceutique vient d’adresser à l’attention des responsables des établissements pharmaceutiques nationaux», est‑il mentionné.
«La nécessité d’un suivi rigoureux de l’état des stocks et des délais de réapprovisionnement pour les produits finis comme pour les matières premières entrant dans les processus de fabrication nous paraît être d’une urgence absolue, compte tenu de la crise sévère qui affecte d’ores et déjà des pans entiers de l’économie mondiale».
Par ailleurs, et comme nul n’est aujourd’hui en mesure de fixer un terme proche à la durée de cette crise, «nous invitons tous les acteurs concernés à aller au‑delà du simple suivi mécanique des flux d’approvisionnement internationaux et à anticiper autant que possible l’ensemble des aléas potentiels qui seraient de nature à affecter leur programme de production ou de distribution au cours des prochains mois», ajoute la même source.
Il va de soi que toutes les informations pertinentes à cet égard devraient être partagées avec les services compétents du ministère de l’Industrie pharmaceutique comme avec le bureau de notre association.
Enfin, l’UNOP tient à réitérer une fois de plus ses «préoccupations constantes quant à la nécessité pour tout un chacun de se départir plus que jamais de toutes les formes de pratiques déloyales opérées par une minorité d’acteurs à tous les niveaux de la chaîne pharmaceutique».
Elle évoque (ventes concomitantes opérées par certains producteurs et distributeurs, pratiques des ventes dites «inversées» par des pharmaciens, dispositifs commerciaux informels adossés à des groupements illicites de pharmaciens d’officine, ventes «horizontales» entre établissements pharmaceutiques de distribution, etc.).
«Ces pratiques qui se sont développées au cours des dernières années sont souvent à l’origine de pénuries artificielles ou autres dérèglements nuisibles à la fluidité des circuits de distribution du produit pharmaceutique sur le marché national».
Face aux temps difficiles que traverse actuellement l’économie mondiale, «ce type de dérives est plus que jamais indésirable et devrait être combattu avec force», note encore l’Union. Elle en appelle au «renforcement des contrôles par les administrations compétentes et à la prise des sanctions en conséquence».
Une telle démarche est de sorte à «garantir la fluidité des circuits de distribution en s’assurant du respect plein et entier des dispositions de la législation et de la réglementation nationales en vigueur», conclut le communiqué de l’UNOP.
T. A.







