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Matières premières et dispositifs médicaux : Les défis de la pharma

Par Eco Times
1 février 2026
Dans Industries
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Matières premières et dispositifs médicaux : Les défis de la pharma

Des avancées importantes sont enregistrées dans le domaine pharmaceutique en Algérie ces dernières années, avec une couverture de 82 % des besoins nationaux en médicaments, toutes catégories thérapeutiques confondues, reflétant la volonté de l’État de renforcer sa sécurité sanitaire. C’est en effet un résultat qualifié de « réalisations majeures » par le ministre de l’Industrie pharmaceutique, en l’occurrence Ouassim Kouidri.

Par Hakim Outoudert

«Nous sommes aujourd’hui fiers de constater que l’industrie pharmaceutique nationale couvre plus de 82 % des besoins nationaux en produits pharmaceutiques, toutes catégories thérapeutiques confondues. Il s’agit d’un acquis majeur qui reflète les efforts considérables consentis par l’État, les opérateurs économiques, les cadres, les chercheurs et l’ensemble des acteurs de ce secteur vital», a souligné le ministre lors d’une rencontre organisée hier à Alger, en marge des activités du Salon des produits de recherche innovants réalisés dans le cadre des Programmes nationaux de recherche (PNR).

Toutefois, le ministre a tenu à souligner que cette performance reste majoritairement axée sur la production de médicaments finis, qu’ils soient originaux, génériques ou biosimilaires. Une étape essentielle, certes, pour la prise en charge du patient, mais insuffisante au regard des ambitions nationales actuelles.

«Cependant, malgré son importance et la reconnaissance qu’il suscite auprès d’institutions internationales de référence telles que l’Organisation mondiale de la santé, ce développement demeure principalement axé sur la production de médicaments sous leur forme finale, qu’il s’agisse de médicaments princeps, génériques ou biosimilaires», a-t-il indiqué.

Ceci dit, un grand travail reste encore à faire en matière d’industrie pharmaceutique, appelée à se développer davantage, tout en s’orientant vers une production à full process, soit la production de la matière première et du produit fini en local.

Pour le ministre, cette orientation constitue certes un pilier fondamental de la prise en charge du patient, «mais nous aspirons aujourd’hui, au regard du niveau atteint, à consacrer une véritable valeur ajoutée, conformément à la nouvelle vision de l’industrie pharmaceutique nationale, en application des orientations de Monsieur le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune».

L’enjeu, selon lui, consiste désormais à franchir un palier qualitatif en intégrant davantage de valeur ajoutée, conformément à la nouvelle vision de l’industrie pharmaceutique prônée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune.

La politique du gouvernement est donc claire : réduction des importations et promotion de la production locale, notamment des vaccins et produits anticancéreux, et positionnement de l’Algérie comme leader en Afrique.

Le ministre n’a pas éludé les défis persistants, notamment la forte dépendance aux importations, aussi bien pour les dispositifs médicaux que pour les intrants de production pharmaceutique, dont le coût pèse lourdement sur l’économie nationale. Face à cette réalité, il a affirmé que la souveraineté pharmaceutique et l’augmentation du taux d’intégration locale constituent des impératifs stratégiques.

Ces objectifs ne pourront être atteints, dira-t-il, qu’à travers l’encouragement de la recherche scientifique dans le domaine des produits pharmaceutiques à forte valeur ajoutée, notamment les médicaments biotechnologiques destinés au traitement des cancers et des maladies rares et complexes, ainsi que le développement des technologies de fabrication des dispositifs médicaux, dont le rôle ne cesse de croître ; le développement des techniques de fabrication des matières premières pharmaceutiques, la production des excipients, des composants biologiques et des différents intrants de l’industrie pharmaceutique, et le renforcement des partenariats entre les opérateurs pharmaceutiques, les laboratoires de recherche et les universités.

«Notre ambition est de passer de l’importation du savoir et de la technologie à leur localisation, puis à leur développement au niveau national, un objectif qui ne saurait être atteint sans un investissement sérieux et durable dans la recherche scientifique nationale», souligne-t-il.

Il est à rappeler que le Groupe Saidal avait lancé la mise en œuvre de plusieurs projets importants, et d’autres sont inscrits, lesquels contribueront à réduire les importations nationales de matières premières destinées à la fabrication des médicaments, estimées actuellement à 3 milliards de dollars.

En effet, l’Algérie ambitionne la fabrication de matières premières destinées notamment à la production de médicaments anticancéreux, d’antibiotiques, de médicaments pour les maladies cardiovasculaires et d’antidiabétiques,

d’anti-inflammatoires, d’hormones, de paracétamol et autres, en sus de projets associant des laboratoires privés disposant de capacités de production significatives.

Des instructions fermes ont été données, jeudi dernier, par le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Dr Ouacim Kouidri, aux responsables de Saidal afin d’accélérer la réalisation des projets notamment ceux relatifs à la production des matières premières et d’intensifier les efforts afin de lever les contraintes entravant l’avancement de ces projets structurants.

Appel à l’investissement dans la R&D

S’inspirant des expériences internationales, le ministre a rappelé que les grandes puissances pharmaceutiques mondiales ont bâti leur leadership sur l’exploitation des résultats de la recherche, l’investissement dans la R&D, les brevets et l’incubation de projets innovants.

Une démarche que l’Algérie est appelée à adopter en s’appuyant sur son capital humain, en particulier la jeunesse universitaire et les compétences nationales.

Dans ce contexte, Ouassim Kouidri a insisté sur le rôle déterminant des programmes nationaux de recherche et des produits issus de l’innovation scientifique, considérés comme le moteur du passage d’une logique de simple fabrication à une dynamique de développement et de création technologique.

L’université algérienne, les laboratoires de recherche et les centres de développement sont ainsi appelés à jouer un rôle de premier plan en tant qu’incubateurs de projets innovants susceptibles d’aboutir à des produits industriels compétitifs.

Le ministère de l’Industrie pharmaceutique est profondément convaincu que l’intégration entre les différents secteurs ministériels et les institutions économiques constitue la seule voie pour atteindre les objectifs fixés. Dans cette optique, la coopération représente la pierre angulaire de la construction d’un écosystème national intégré de l’innovation pharmaceutique.

Enfin, Ouassim Kouidri a réaffirmé l’engagement du ministère de l’Industrie pharmaceutique à soutenir les projets de recherche à potentiel industriel, les start-up et micro-entreprises du secteur, ainsi que les programmes de transfert technologique et de valorisation industrielle des résultats scientifiques, estimant que la coopération intersectorielle constitue la clé de voûte d’un écosystème pharmaceutique national performant.

«L’industrie pharmaceutique nationale n’atteindra la maturité et le leadership que par l’ancrage de la recherche scientifique et de l’innovation, en tant que voie privilégiée vers la souveraineté sanitaire et le développement économique durable», a-t-il conclu.

H. O.

Tags: AlgérieBiotechnologieéconomieIndustriematières premièresOuassim KouidriR&DSaïdalsouveraineté sanitaire
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