Alors que le Moyen-Orient s’embrase après une guerre déclarée contre l’Uran par les Etats Unis d’Amérique et l’entité sioniste, les huit pays du groupe OPEP+ ont décidé d’une augmentation concertée de leur production pétrolière pour le mois d’avril.
Par Sofiane Idiri
Dans un marché pétrolier soudainement plongé dans une incertitude sans précédent, l’OPEP+ vient d’annoncer une hausse de la production algérienne de 6 000 barils par jour à compter du mois d’avril prochain, pour atteindre une capacité journalière de 977 000 barils par jour.
Cette décision s’inscrit dans le cadre d’une augmentation collective de 206 000 barils par jour, arrêtée ce dimanche par les huit pays membres du groupe lors d’une réunion de coordination tenue par visioconférence.
Le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, a représenté l’Algérie aux côtés de ses homologues de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, de l’Irak, du Kazakhstan, du Koweït, d’Oman et de la Russie, précise un communiqué du ministère.
L’organisation a indiqué, dans un communiqué publié sur son site, que l’ajustement de production repose sur des perspectives économiques mondiales jugées stables et des fondamentaux solides du marché, notamment des stocks pétroliers faibles. Cette décision s’inscrit dans le cadre du retour progressif aux niveaux de production antérieurs aux réductions volontaires, amorcé en avril 2025 puis suspendu au premier trimestre 2026.
Les huit pays concernés conservent toutefois une approche prudente et flexible, pouvant rétablir partiellement ou totalement ces réductions selon l’évolution du marché. Une nouvelle réunion du groupe est prévue le 5 avril afin d’évaluer la situation.
Bien que modeste dans ses chiffres, cette décision revêt une portée symbolique et stratégique considérable. Elle intervient à un moment où les marchés énergétiques mondiaux retiennent leur souffle face à un événement géopolitique majeur ayant plongé la région du Moyen-Orient dans le chaos.
Un contexte de guerre inédit
La réunion de l’OPEP+ s’est tenue lors d’une journée d’une rare gravité. La veille, le samedi 28 février, les États-Unis et Israël ont lancé une vaste campagne de bombardements contre l’Iran.
Au cours de cette opération, l’ayatollah Ali Khamenei, Guide suprême de la République islamique d’Iran, âgé de 86 ans, a été tué lors d’une frappe visant son complexe résidentiel à Téhéran. Les Gardiens de la Révolution ont aussitôt juré des représailles.
C’est donc dans ce contexte de guerre ouverte et d’incertitude extrême que les responsables de l’OPEP+ ont dû arrêter leurs décisions, pesant chaque mot et chaque baril avec la plus grande prudence.
Un risque d’embrasement régional
Les premières heures ayant suivi les frappes ont rapidement montré que le conflit ne resterait pas confiné aux frontières iraniennes. L’armée iranienne a déclaré avoir ciblé des bases américaines dans la région du Kurdistan en Irak et dans le Golfe Persique, en réponse aux frappes initiales.
Des frappes ont également été signalées contre Dubaï, le Qatar, le Koweït et le Bahreïn. L’ambassade américaine à Bahreïn a confirmé qu’un hôtel à Manama avait été touché, faisant plusieurs blessés.
Dans ce contexte explosif, les répercussions sur les marchés pétroliers apparaissent inévitables. L’Iran est l’un des membres fondateurs de l’OPEP et un producteur significatif. Toute perturbation de ses infrastructures pétrolières, ou un blocage du détroit d’Ormuz — par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial — provoquerait une flambée immédiate des cours.
Les frappes contre Dubaï et les installations portuaires du Golfe font déjà planer le spectre d’une rupture des routes d’acheminement du brut.
Pour l’Algérie, acteur clé de la stabilité énergétique mondiale et membre responsable de l’OPEP+, cette décision témoigne de son engagement à jouer un rôle constructif dans la préservation de l’équilibre d’un marché plus que jamais sous pression.
S. I.







