Le ministre des Finances, Abdelkrim Bouzred, a présenté, ce lundi, le projet de loi de règlement budgétaire de l’exercice 2023 devant la Commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale.
Par Sofiane Idiri
La séance s’est tenue sous la présidence de Mohamed Ben Hachem, président de la commission, en présence de la ministre des Relations avec le Parlement, Nadjiba Djilali, ainsi que de plusieurs députés, dont le président du groupe parlementaire du Front de libération nationale, selon un communiqué de l’APN.
Dans son exposé, le ministre des Finances a passé en revue les principaux indicateurs macroéconomiques de l’année 2023. Le taux de croissance économique a atteint 4,1%, contre 3,6 % en 2022, traduisant une amélioration notable de la dynamique économique nationale.
Concernant l’exécution de la loi de finances 2023, les recettes budgétaires réalisées se sont établies à 9 017,44 milliards de dinars, enregistrant une hausse de plus de 24% par rapport à l’année précédente. Ces recettes représentent 26,8 % du produit intérieur brut PIB.
Les recettes fiscales ont atteint 7 396 milliards de dinars, dont 3 856 milliards issus de la fiscalité pétrolière, tandis que les revenus du domaine de l’État ont été évalués à 86 milliards de dinars, précise le communiqué de l’APN.
De leur côté, les dépenses budgétaires se sont élevées à 10 592,22 milliards de dinars, en légère augmentation de 0,93 % par rapport à 2022. Les dépenses effectives ont concerné principalement les transferts sociaux, estimés à 3 340 milliards de dinars, les dépenses de personnel 3 213 milliards de dinars ainsi que l’investissement public, qui a atteint 1 188 milliards de dinars.
Le ministre a indiqué que le taux de consommation du budget s’est établi à 72 % des prévisions de la loi de finances complémentaire. Cette situation est expliquée, selon lui, par l’entrée en vigueur, en 2023, du
nouveau système budgétaire basé sur les programmes, lequel a mis en évidence certaines insuffisances procédurales chez les ordonnateurs.
Intervenant à cette occasion, le président de la Commission des finances et du budget, Mohamed Ben Hachem, a souligné que «la loi de règlement budgétaire ne constitue pas un simple exercice comptable a posteriori, mais un instrument fondamental d’évaluation de la mise en œuvre effective de la loi de finances», selon le communiqué de l’APN.
Il a également mis en avant plusieurs aspects positifs de cette démarche, notamment son rôle en matière de transparence et de redevabilité dans la gestion des fonds publics, son apport à l’évaluation des politiques publiques et son accompagnement de la transition vers une gestion budgétaire axée sur la performance.
À travers cette présentation, le projet de loi de règlement budgétaire 2023 s’inscrit comme un outil essentiel de modernisation de la gouvernance financière et d’amélioration de la gestion des ressources publiques.
S. I.

