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Les soins médicaux de plus en plus chers en Algérie : Tomber malade, un « luxe »

Par Eco Times
28 mars 2021
Dans Actualité
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Les soins médicaux de plus en plus chers en Algérie : Tomber malade, un « luxe »

Les soins médicaux deviennent de plus en plus inaccessibles pour les Algériens, et ce, en dépit des moyens colossaux que l’Etat allouent à ce secteur. La Caisse nationale de la sécurité sociale (Cnas), est redevable de 110 milliards de DA envers les hôpitaux et 2 000  milliards de centimes pour les pharmacies, dans le but de booster la production nationale en médicaments.

Akrem R.

Vu la situation «lamentable» de nos hôpitaux et des autres structures de santé publique, les citoyens se sont livrés à un secteur privé en plein essor, mais dont l’anarchie et la cherté des soins en sont les maitre-mots.

En effet, le malade, notamment l’assuré social,  est contraint de mettre la main  à la poche, en déboursant des sommes conséquentes pour effectuer une visite et faire  ses analyses médicales. Une simple consultation chez un généraliste coûtera au malade plus de 1 000 DA, alors que chez un spécialiste, le prix est doublé et parfois même triplé. Quant aux analyses médicales, les tarifs sont excessivement «chers».

C’est un véritable casse-tête pour les ménages, sachant que 80 % d’entre eux (les moins aisés) consacrent plus de 50 % de leurs dépenses aux seuls produits alimentaires et ne pourront, de ce fait, faire face à un surplus de dépenses en matière de santé. Une femme enceinte de 38 ans en témoigne : « Je viens de sortir du laboratoire d’analyse médical  privé. Les analyses que mon gynécologue ma recommandées m’ont coûté 4 000 DA ! S’y ajoutent les 2 500 DA de la visite et près de 1 000 DA pour le paiement de la différence des médicaments chez le pharmacien. En tout, j’ai déboursé près de 7 000 DA ! C’est vraiment trop pour un simple salarié!», dénonce-t-elle. Notre interlocutrice a, en outre, regretté que les laboratoires des hôpitaux et polycliniques soient réservés exclusivement aux urgences. Cette dame n’est qu’un échantillon des assurés sociaux qui se sentent «lésés» par le système de santé algérien. De nombreux malades souffrent de plusieurs maladies à la fois, rendant leur prise en charge financière par leur famille, fort difficile.

Un représentant de l’association «El Badr» d’aide aux malades du cancer, a relevé que «les dépenses inhérentes aux médicaments, radios, analyses et autres frais de transport nécessaires pour un malade du cancer, peuvent parfois dépasser les 100.000 DA ! ». Ces assurés sociaux interpellent les pouvoirs publics sur la nécessité de revoir les tarifs. Le paradoxe dans notre système de santé, est que malgré l’évolution socio-économique qu’a connue le pays, les tarifs de remboursement des soins privés et autres prestations ne suivent pas.

En effet, il est «inconcevable qu’en dépit des évolutions socio-économiques qu’a connues le pays, dont les coûts de la médecine privée qui ont augmenté exponentiellement depuis 1993, les tarifs de remboursement pratiqués par la Caisse de la sécurité sociale (Cnas), soient toujours indexés sur la nomenclature de 1987.  Ils représentent, en effet, en moyenne, moins de 5% des dépenses réelles des patients», a déploré  l’expert en questions sociales, Nouredine Bouderba.

Les tarifs de remboursements inchangés depuis 1987

«Les tarifs de remboursement des soins privés et des autres prestations en nature des assurés sociaux datent de 1987. Ils varient de 32 et 80 DA pour une consultation pour laquelle le montant réellement déboursé par le malade, varie de 800 à 5 000 DA. Pour les autres actes médicaux onéreux, les montants remboursés sont encore plus dérisoires (moins de 9 DA/acte). Une césarienne payée entre 80 000 DA à 90 000 DA, n’est remboursée qu’à hauteur de 800 DA. Un séjour dans une clinique privée coûte entre 10 000 DA et 100 000 DA/jour et est remboursé à 210 DA/jour. Ceci sans parler des soins privés des pathologies lourdes, telles une cure de radiothérapie dont le coût du protocole varie entre 500 000 DA et 1 million de DA. Un coût hors de portée aussi bien du malade que de la sécurité sociale. En 1991, la proportion des recettes de la CNAS réservée au remboursement des frais médicaux, représente 3,5 % des recettes totales. En 2017, ce ratio n’est que de 0,9 %», a détaillé cet expert, dans une contribution à Eco Times, en rappelant au passage que le salarié contribue triplement aux dépenses nationales de santé, « par le biais des impôts dont il est l’un des principaux contributeurs au budget de l’Etat ; par le biais du forfait hôpitaux, et enfin, par le biais des paiements directs lors des soins». Pour M. Bouderba, le système de sécurité sociale se trouve dans un équilibre financier fragile qui ne lui garantit pas sa pérennité. «Cet équilibre n’est maintenu que grâce à une réduction des prestations et de leur qualité. Voila pourquoi le système n’est pas en mesure de supporter un surcroit de pression financière en l’état actuel des choses», a-t-il souligné.

L’expert en questions sociales a plaidé, par conséquent, pour la consolidation du système de sécurité sociale basé sur la solidarité et la répartition, à l’unification tous les systèmes d’assurance maladie et de retraite et les conditions d’ouverture de droit et à la revalorisation des remboursements des actes médicaux et des médicaments.

A.R.

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