Illizi, région pour laquelle une cellule chargée du suivi de l’investissement a été installe hier au niveau du cabinet de la wilaya d’Illizi, sous la supervision du wali, Ahcène Khaldi, nécessite d’autant plus ce type de structure, qu’elle considérée comme une zone stratégique pour l’investissement, d’une part, de par des atouts spécifiques dus à sa localisation.
Par Hakim O.
Ainsi, l’année 2026 s’annonce prometteuse pour le développement de la région si l’on s’en tient à l’intérêt que lui portent les autorités centrales et locales, tant elle brille par des atouts majeurs dont des ressources naturelles exceptionnelles outre une volonté de désenclavement économique.
Avantages
Ainsi, au plan des avantages qu’elle présente, elle n’est pas moins considérée comme un pôle énergétique mondial : Illizi abrite des gisements de gaz et de pétrole de classe internationale, faisant l’objet d’investissements records.
En 2026, par exemple, un accord de 5,4 milliards de dollars entre Sonatrach et Midad Energy pour l’exploration et l’exploitation souligne le dynamisme du secteur.
Son secteur minier n’est pas moins doté d’un formidable potentiel, la région recelant des réserves importantes de minerais encore sous-exploitées qui nécessitent des technologies de pointe pour leur mise en valeur.
Dans le Sud algérien, Illizi est, par ailleurs, considérée comme le réservoir de terres rares dont elle abriterait environ 20 % des réserves mondiales, essentielles aux industries technologiques.
Le poste frontalier de Debdeb, par ailleurs, fait de la région un hub commercial géostratégique, étant au centre d’investissements publics majeurs visant à en faire une zone de libre-échange et un point de passage clé pour les exportations vers la Libye et le Sahel.
Contraintes
Malgré tant d’atouts et de potentiel, Illizi au plan de l’investissement bute sur un ensemble de contraintes qui freine son plein développement.
Ainsi, l’éloignement des grands centres de consommation du Nord et des ports maritimes alourdit les coûts logistiques, malgré la modernisation de l’axe routier vers le poste frontalier de Debdeb.
Le problème du foncier se pose également avec acuité. Ainsi, bien que des assiettes foncières soient disponibles, il existe un manque de terrains dotés de VRD (Voirie et Réseaux Divers) complets (électricité, assainissement, haut débit), ce qui peut retarder le lancement des projets industriels.
Au plan climatique, la région a affaire avec un lourd défi, dont celui de composer avec les conditions arides extrêmes imposant des surcoûts pour la protection des équipements et nécessitant des investissements accrus dans les solutions de refroidissement et de gestion de l’eau.
Autre hiatus pénalisant, la question du change : les entreprises étrangères restent soumises à des règles strictes sur le transfert de dividendes, généralement limité à un seuil lié au coût du projet (souvent 25 %).
H. O.
Repères de la politique d’investissement à Illizi
- Incitations fiscales et parafiscales : Les investissements dans le Sud, incluant Illizi, bénéficient de réductions importantes, notamment une exonération de 50% de l’impôt sur les sociétés (IBS) pendant 5 ans.
- Secteurs prioritaires : Le développement du tourisme est crucial comme alternative aux hydrocarbures, valorisant le patrimoine saharien. L’agriculture et les énergies renouvelables (photovoltaïque) sont encouragées.
- Foncier et Infrastructures : La wilaya d’Illizi bénéficie de la disponibilité de foncier industriel, avec des journées d’information de l’AAPI pour faciliter l’attribution de contrats de concession.
- Cadre légal : La loi sur l’investissement de 2022 offre des garanties aux investisseurs locaux et étrangers, notamment la levée de la règle 51/49% pour les secteurs non stratégiques.
- Développement local : Les investissements publics visent aussi à améliorer le cadre de vie (santé, logement) pour soutenir le développement économique.
L’investissement dans le Sud en chiffres
- Projets enregistrés : Plus de 19 045 projets ont été déclarés entre novembre 2022 et décembre 2025.
- Valeur totale : Ces investissements représentent environ 61 milliards de dollars (8 242 milliards de DA).
- Emplois projetés : Ces projets devraient générer plus de 470 000 postes de travail à l’échelle nationale.
- Objectif 2026 : L’agence vise d’atteindre le cap des 20 000 projets d’ici la fin de l’année 2026.
- Flux 2024 : Les IDE ont atteint 1,43 milliard de dollars, soit une hausse de 18% par rapport à l’année précédente.
- Partenariats : Les investissements étrangers (seuls ou en partenariat) représentent une part croissante, portés par la suppression de la règle 51/49 dans les secteurs non stratégiques.







