La délégation algérienne de la Haute autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption (Hatplc), conduite par sa présidente, professeure Salima Mousrati, a tenu une réunion de travail avec la délégation qatarie, conduite par M. Hamad bin Nasser Al-Misnad, président de l’Autorité de contrôle administratif et de transparence de l’État du Qatar.
M. Al-Misnad est également président de la Conférence des États parties à la Convention des Nations Unies contre la corruption, qui se tient actuellement à Vienne, en Autriche.
Cette rencontre a eu lieu, vendredi 22 mai courant, en marge de la 17e session du Groupe d’examen de la mise en œuvre de la Convention de l’ONU, a annoncé un communiqué de presse de la Hatplc.
Dès l’ouverture de la réunion, la professeure Mousrati a félicité son homologue qatari pour la bonne gestion et la présidence de cette session, saluant les efforts déployés pour renforcer la coopération arabe et internationale en matière de prévention et de lutte contre la corruption.
Mousrati a également plaidé pour un renforcement de la coopération bilatérale entre les deux parties, notamment par l’échange de bonnes pratiques et d’expertise en matière de transparence et de prévention de la corruption, en particulier concernant les systèmes de protection des lanceurs d’alerte et la gestion des conflits d’intérêts, ainsi que par une coopération accrue dans les programmes de formation et de perfectionnement destinés aux étudiants et à la communauté universitaire.
Pour sa part, le président de l’Autorité de contrôle administratif et de transparence de l’État du Qatar s’est félicité de l’initiative visant à conclure un accord de coopération entre les deux parties dans le domaine de la prévention et de la lutte contre la corruption. Il a déclaré que cet accord jetterait les bases d’une coopération et d’un partenariat futurs, tout en soulignant la solidité des relations entre la République algérienne démocratique et populaire et l’État du Qatar.
Les discussions ont également porté sur la phase d’examen et d’évaluation de la participation de l’Algérie à la Convention arabe contre la corruption, et plus particulièrement sur le processus d’évaluation supervisé par le Royaume d’Arabie saoudite et l’État de Palestine.
À l’issue de la réunion, les deux parties ont convenu de l’importance d’organiser des ateliers et des formations conjointes, afin de se tenir informées des meilleures pratiques internationales et d’échanger des expertises.
Les deux délégations ont exprimé leur volonté de coopérer et de partager leurs expériences, notamment en matière de codes de conduite dans le secteur public, de droit d’accès à l’information et d’utilisation de l’intelligence artificielle dans la lutte contre la corruption.
Une démarche qui devrait être renforcée, en particulier, compte tenu de l’organisation prochaine par le Qatar du Forum arabe de lutte contre ce fléau, prévu en septembre 2026, a conclu le communiqué.
T. A.

