samedi, 24 janvier , 2026
  • S'identifier
ECOTIMES
  • Actualités
    • Banques & finances
    • Industrie
    • Agriculture
    • Produits & Services
    • Automobile
    • Hi-Tech
    • Entreprise
    • Environnement
    • Bourses
  • Energies
  • Régions
  • Monde
  • Interview
  • Contributions
  • Contact
Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Actualités
    • Banques & finances
    • Industrie
    • Agriculture
    • Produits & Services
    • Automobile
    • Hi-Tech
    • Entreprise
    • Environnement
    • Bourses
  • Energies
  • Régions
  • Monde
  • Interview
  • Contributions
  • Contact
Aucun résultat
Voir tous les résultats
ECOTIMES
Aucun résultat
Voir tous les résultats

Hadjra Zerga (Bouira) : Une commune rurale en quête de nouveaux horizons

Par Eco Times
8 décembre 2025
Dans Analyses
687
A A
Hadjra Zerga (Bouira) : Une commune rurale en quête de nouveaux horizons

Dans la région pré-steppique de la wilaya de Bouira, à 70 km au sud du chef-lieu, la commune de Hadjra Zerga étale ses vastes terres jusqu’à étreindre par l’est la ville de Sidi Aïssa, laquelle relève de la wilaya de Msila. La relation humaine entre ces deux communes est très dense, d’autant plus que Sidi Aïssa constitue un pôle urbain bien fourni, où se trouvent tous les services (commerce, santé, auxiliaires de justice, pièces détachées, réparation mécanique…), outre le marché hebdomadaire d’envergure régional.

Par Amar Naït Messaoud

A partir de la route nationale n°8 (Alger-Bou Saâda), on a le choix de bifurquer à l’est, vers le chef-lieu de Hadjra Zerga, au niveau de deux points : soit du lieu-dit Zaouiat Belamouri, en suivant un chemin vicinal, soit de la voie d’évitement de la ville de Sidi Aïssa en suivant le CW 24 qui passera par Taguedite et Bordj Okhriss et Ath Laqsar pour aboutir à l’autoroute Est-Ouest, entre El Esnam et Bechloul.

À partir du chef-lieu de la daïra de Bordj Okhriss, il faut faire le tour, voire le détour, de la montagne de Meghnine et de djebel El K’tef, en traversant le territoire de la commune de Taguedite pour pouvoir parvenir au village de Hadjra Zerga, érigé en commune à partir de 1984.

C’est une commune fort excentrée par rapport à ses consœurs de Mezdour, Bordj Okhriss et Taguedite regroupées au Sud-est de la wilaya, à la limite avec Bordj Bou Arréridj. Hadjra Zerga se rapproche plutôt de la wilaya de M’Sila. Mieux, elle s’incruste imperceptiblement dans le territoire de Sidi Aïssa.

Cette relation intime nouées entre les deux communes de wilayas différentes, mais limitrophes dépasse largement celle qui, normalement, aurait dû animer les échanges humains et économiques avec la ville de Bordj Okhriss ou la ville qui a plus d’importance régionale qu’est Sour El Ghozlane.

Ayant les pieds plongés dans la steppe hodnéenne et la tête reposée sur les monts du Tell (djebel Benabdallah), la commune de Hadjra Zerga s’étend sur une superficie de 148 km2, l’une des plus vastes de la wilaya, et abrite une population de 5000 habitants dispersées sur plusieurs hameaux et localités.

Le chef-lieu de commune, modeste petite ville, abrite une population d’environ 2000 habitants. Il est situé au piémont de Benabdallah, dans le cône de déjection de Oued Bouomar.

Nous sommes à peine à une dizaine de kilomètres d’un grand axe routier, la RN 8, mais, dans le silence sidéral enveloppant les lieux, rien ne donne le sentiment que nous sommes proches d’une route si importante et si fréquentée.

Après les dernières pluies qui se sont abattues sur le mont Benabdallah, les ruisseaux et autres menus talwegs ont repris vie. L’Oued Djenane qui sépare les deux communes de Dirah et Hadjra Zerga voit son lit majeur gonflé d’une eau limpide que l’on n’a pas vu depuis maintenant une année.

Les bâtiments du centreville semblent bien lavés par les eaux de pluie après qu’ils ont supporté les poussières de plusieurs mois.

Cela se voit surtout au niveau des toitures, puisque, réalisation rare dans la wilaya de Bouira, ici les toits de certains bâtiments sont en tuiles de couleur rouge brique. Cette géniale touche fait épouser aux immeubles le décor agreste du reste de l’environnement.

Le transport public se fait rare. À partir de Sour El Ghozlane ou de Bordj Okhriss, la chance de se rendre directement à Hadjra Zerga est très mince. C’est à partir de Sidi Aïssa que l’on peut s’y rendre plus facilement.

Un équilibre écologique à restaurer

Au niveau du carrefour de la RN8 où sont installés un café, un restaurant et une station-service, des citoyens font de l’auto-stop sous un vent d’un froid glacial. Un mausolée domine la butte faisant face, de l’autre côté de la route, à la station-service ; il s’agit de Zaouia Belamouri, un lieu de culte connu à un rayon de plusieurs dizaines de kilomètres. Sa bénédiction est recherchée par les citoyens de Bouira, M’Sila, Bousaâda, Alger, Tizi Ouzou et par des notabilités connues dans la région.

À vocation exclusivement agropastorale, la commune de Hadjra Zerga assume mal cette vocation au cours des dix dernières années. En effet, la la sécheresse chronique affectant la région a mis à mal la production céréalière et fait reculer les fourrages naturels sur les espaces de parcours.

Donc, les ménages sont lourdement affectés dans les deux anciens piliers de l’économie locale. Les rendements en céréales reculaient d’année en année, jusqu’à atteindre par endroits le néant, soir zéro quintal/ha.

Outre la sécheresse, la conduite culturale est réduite au strict minimum. Mais, à réfléchir plus profondément à cette problématique, le cadre et l’espace écologique eux-mêmes ne sont plus adaptés à ce genre d’activité.

En effet, le territoire de Hadjra Zerga, avec ceux des communes voisines ou situées sur les mêmes latitudes (Taguedite, Dirah, Maâmora et Ridane) subit une désertification avancée. Hadjra Zerga est l’une des rares communes qui, malgré la vastitude de son territoire, à ne compter aucun hectare de forêt.

Quant à l’élevage du mouton, qui est une tradition ancestrale dans cette contrée, il semble que la gestion anarchique de cette activité commence à influer négativement sur l’environnement. L’élevage extensif qui se pratique sur les terrains de parcours de djebel Benabdallah et Serdoun ne manquera pas d’accélérer le processus de dégradation du sol et du déséquilibre écologique.

Déjà, actuellement, l’offre fourragère se réduit en peau de chagrin et le phénomène d’érosion a décharné de larges pans des piémonts et des pénéplaines.

C’est en raison de ce processus de désertification qui menace la wilaya de Bouira sur son flanc sud que ce territoire a été intégré dans le tracé du Barrage vert au cours des années 1980.

Les reboisements réalisés par l’ANP au cours de cette période ont été exposés au pacage au point qu’il n’en reste que quelques arbustes dans des talwegs qui attestent de l’effort de l’homme à domestiquer et à fertiliser la nature.

Il en a été de même pour les plantations forestières réalisées en 2005/2006 sur cette montagne, dont les terres relèvent de la propriété publique. Le HCDS (Haut commissariat au développement de la steppe) a, lui aussi, réalisé des programmes agricoles et de la petite hydraulique tendant à fixer les populations sur les lieux.

En visitant le hameau d’El Hammam, bâti sur un flanc de montagne, l’on se rend compte des retards de développement : habitat, agriculture, AEP, éducation, santé, loisirs…etc. La seule retenue collinaire construite dans les années 1990 a été vidée de son eau par la perméabilité du sol. Le site a été mal choisi.

Zone industrielle de Lachouaf : l’espoir au quotidien

Sur la route de Taguedite, une autre localité semble coincée entre le mont Serdoun et les dépressions caverneuses dans lesquelles prend naissance Oued El Malah. Il s’agit de Oum Sfia aux maisons dispersées sur des coteaux nus et ventés.

L’administration des forêts est intervenue sur le territoire de cette commune depuis la fin des années 1990, avec de l’arboriculture fruitière, des ouvrages de lutte contre l’érosion (gabionnage), des aménagements de points d’eau, la construction de bassins de stockage d’eau, des soutiens aux ménages ruraux dans le cadre du Projet d’emploi rural (PER1), entre 2005 et 2010, en leur distribuant des modules avicoles, des ruches et des machines à coudres destinées aux femmes au foyer.

À partir de 2010, le HCDS a réalisé un projet appelé Ceinture oléicole touchant les communes du sud de la wilaya. Hadjra Zerga en a largement bénéficié.

Les nouveaux arboriculteurs ont de grandes difficultés à conduire leurs vergers, d’abord à cause de la rareté de l’eau, ensuite par le manque de formation, sachant que les bénéficiaires de ces soutiens étaient (et beaucoup demeurent) des éleveurs ovins. Le projet de relance du Barrage vert compte prioriser Djebel Benabdallah dans un traitement intégré agro-sylvo-pastoral, avec réhabilitation des infrastructures de desserte et le traitement antiérosif.

La lutte contre l’érosion sur les versants de cette montagne est une urgence avérée. Les terrains situés en aval, cultivés en céréaliculture ou même en arboriculture fruitière, subissent gravement les effets des orages provenant des sommets de la montagne.

La masse d’eau ne trouve devant elle qu’un terrain dénudé, à très forte pente (jusqu’à 70%) et un sol à texture argilo-marneuse qui se détache en nappe. L’eau et les matériaux solides acquièrent une vitesse maximale à l’approche du piémont et heurtent la plaine agricole de plein fouet.

Dans une exploitation oléicole que nous avons visitée, une portion du verger, située dans un méandre d’un cours d’eau, a été carrément arrachée par les flots et emportée au loin, avec une dizaine de plants d’oliviers qui ont près de dix années d’âge.

En discutant avec certains jeunes désœuvrés, l’espoir, pour le cours terme, demeure la mise en exploitation de la nouvelle zone industrielle de Lachouaf, relevant de la commune de Dirah, distant d’à peine 12 km du chef-lieu de commune de Hadjra Zerga.

La zone industrielle, vaste de 800 ha, est en cours de viabilisation sur 250 ha. Les discussions vont bon train ici sur le début d’installation des unités de production afin de pouvoir y dénicher un emploi.

A. N. M.

Tags: agropastoralismeAlgériebarrage vertBouiradésertificationDéveloppement ruraléconomieérosionHadjra ZergaM'SilaSidi AïssaZone industrielle Lachouaf
partager286Tweeter179partager50
Publicité

Publications associées

Le Président Tebboune l’a souligné au «SEMICA Tchad 2026» : L’Algérie prête à partager son expérience
Actualité

Le Président Tebboune l’a souligné au «SEMICA Tchad 2026» : L’Algérie prête à partager son expérience

Par Eco Times
22 janvier 2026
Salon International des Mines, Carrières et Hydrocarbures «SEMICA Tchad 202» : Sonatarch, Sonarem et Naftal présentent leurs savoir faire 
Actualité

Salon International des Mines, Carrières et Hydrocarbures «SEMICA Tchad 2026» : Sonatarch, Sonarem et Naftal présentent leurs savoir faire 

Par Eco Times
22 janvier 2026
Les autorités sensibilisent les malades chroniques à l’approche du Ramadan : «Suivre un avis médical n’est pas contraire à la foi»
Santé

Les autorités sensibilisent les malades chroniques à l’approche du Ramadan : «Suivre un avis médical n’est pas contraire à la foi»

Par Eco Times
22 janvier 2026
L’intelligence artificielle et ses dérives : le diable n’est pas dans la science mais dans l’absence de conscience
Chronique de Lies Hamidi

L’intelligence artificielle et ses dérives : le diable n’est pas dans la science mais dans l’absence de conscience

Par Eco Times
22 janvier 2026
La numérisation de l’appareil statistique national : Renforcer les outils d’aide à la décision
Contributions

Système statistique et projet de numérisation : Développer les outils d’aide à la décision

Par Eco Times
22 janvier 2026
Mémorandum d’entente signé entre la filiale SOMIPHOS et le groupe «Pupuk Indonesia» : L’Indonésie importera du phosphate algérien
Industries

Mémorandum d’entente signé entre la filiale SOMIPHOS et le groupe «Pupuk Indonesia» : L’Indonésie importera du phosphate algérien

Par Eco Times
21 janvier 2026
CNAS
Actualité

Prélèvement automatique des cotisations : La CNAS sensibilise les banques

Par Eco Times
21 janvier 2026
Charger plus

Articles récents

  • Le Président Tebboune l’a souligné au «SEMICA Tchad 2026» : L’Algérie prête à partager son expérience
  • Salon International des Mines, Carrières et Hydrocarbures «SEMICA Tchad 2026» : Sonatarch, Sonarem et Naftal présentent leurs savoir faire 
  • Les autorités sensibilisent les malades chroniques à l’approche du Ramadan : «Suivre un avis médical n’est pas contraire à la foi»
  • L’intelligence artificielle et ses dérives : le diable n’est pas dans la science mais dans l’absence de conscience
  • Système statistique et projet de numérisation : Développer les outils d’aide à la décision
  • Mémorandum d’entente signé entre la filiale SOMIPHOS et le groupe «Pupuk Indonesia» : L’Indonésie importera du phosphate algérien
  • Prélèvement automatique des cotisations : La CNAS sensibilise les banques
  • Nearshoring automobile : L’Algérie, nouveau pivot de la réindustrialisation euro-méditerranéenne
  • Salon régional des produits agroalimentaires, de l’industrie et des services à Béjaïa : La clôture de l’événement prolongée de deux jours
  • Salon international des mines, des carrières et des hydrocarbures : L’Algérie invitée d’honneur du SEMICA Tchad 2026
ECOTIMES

Quotidien Algérien de l'économie © 2020 ECO TIMES

Rubriques

  • Actualité
  • Energies
  • Régions
  • Monde
  • Interview
  • #22374 (pas de titre)
  • Contact

Nous suivre

Bon retour!

Connectez-vous à votre compte ci-dessous

Mot de passe oublié?

Retrieve your password

Veuillez saisir votre nom d'utilisateur ou votre adresse e-mail pour réinitialiser votre mot de passe.

S'identifier
Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Actualité
    • Banques & finances
    • Industrie
    • Agriculture
    • Produits & Services
    • Hi-Tech
    • Environnement
    • Automobile
    • Entreprise
    • Bourses
  • Energies
  • Régions
  • Monde
  • Interview
  • #22374 (pas de titre)
  • Contact

Quotidien Algérien de l'économie © 2020 ECO TIMES