L’organisation de ce forum intervient à un moment marqué par une accélération sans précédent des transformations technologiques et l’apparition de menaces numériques croissantes affectant les systèmes d’information, les institutions économiques et même les services essentiels offerts aux citoyens.
Par Tahar Azizi
La cybersécurité devient un pilier fondamental de la sécurité nationale et économique, a déclaré la ministre de la Formation et de l’éducation professionnels, Mme Nassima Arhab, dans son allocution d’ouverture du séminaire national sur ‘le renforcement des capacités en matière de cybersécurité.
Elle a ajouté, consciente que la technologie ne peut être efficace sans ressources humaines qualifiées, la formation et l’enseignement professionnels privilégient le développement de compétences techniques et de gestion capables de relever les défis du terrain, de répondre aux exigences des institutions et d’accompagner la transformation numérique que connaît notre économie et notre pays.
Ce défi repose avant tout sur la valorisation du capital humain, duquel émergent des professionnels qualifiés conscients de l’importance cruciale des missions qui leur sont confiées. Investir dans ce capital, c’est investir dans la souveraineté numérique. L’État y accorde une importance capitale, afin d’opérer un progrès qualitatif dans la gestion des affaires publiques.
Elle souligné que des études et des rapports prévisionnels ont démontré que les métiers de la cybersécurité figurent parmi les plus demandés et connaissent la croissance la plus rapide au monde, et que l’écart entre les besoins des entreprises et les compétences disponibles persiste.
Il est donc nécessaire de mettre à jour les programmes de formation, de renforcer leur dimension pratique et d’intégrer les outils technologiques modernes, afin d’assurer une adéquation optimale entre les offres du secteur et les exigences du marché du travail.
Dans cette perspective, ce forum revêt une importance particulière, car il vise à aligner les spécialisations de la formation professionnelle sur les besoins du marché national, développer des programmes de formation en cybersécurité, renforcer les compétences des formateurs et aussi anticiper les métiers de demain, avec la participation d’experts, de professionnels et de divers partenaires.
Elle annoncé le lancement de nouveaux programmes et de spécialités de formation en cyber-sécurité, dès cette rentrée (février 2026). Il s’agit, entre autres, de l’intelligence artificielle, elle fait part également de l’amélioration des outils numériques et les méthodes pédagogiques utilisés en formation, en intégrant des laboratoires numériques, des plateformes de simulation et des outils technologiques modernes qui
reproduisent l’environnement de travail réel.
En conclusion, j’espère que les travaux de ce forum offriront un espace fructueux de discussion, d’échange d’expériences et d’élaboration de recommandations pratiques et applicables, contribuant à la réalisation de notre objectif commun de développement de l’expertise nationale.
Pour sa part, le directeur général de l’Agence de sécurité des systèmes d’information (ASSI), M. Abdeslam Belghoul, a fait savoir que la cyber-sécurité est devenue une nécessité urgente et une exigence fondamentale pour protéger notre présent et assurer notre avenir numérique.
Renforcer les capacités dans ce domaine est la responsabilité de tous, d’autant plus que notre pays s’oriente vers la numérisation complète de toutes ses institutions et instances nationales.
Ce forum s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale pour la sécurité des systèmes d’information, et plus particulièrement de ses volets formation, sensibilisation et communication. Cette stratégie revêt une importance capitale, tant pour l’Etat, que pour les concitoyens.
En matière de formation, j’affirme que l’investissement dans les ressources humaines, par la mise à jour des connaissances et le développement des compétences en cybersécurité, est le seul moyen d’améliorer les capacités techniques et opérationnelles de nos systèmes d’information.
Nous travaillerons en collaboration avec le ministère de la Formation professionnelle afin d’élaborer des programmes de formation et des spécialisations qui contribueront sans aucun doute aux efforts nationaux de sécurisation des systèmes d’information.
«Cet objectif sera atteint grâce au développement d’une main-d’œuvre qualifiée dans ce domaine, car celle-ci constitue la première ligne de défense contre les cybermenaces», a-t-il conclu.
T. A.

