La direction de la formation professionnelle de la wilaya de Béjaïa a officiellement lancé le processus d’élaboration d’une nouvelle carte pédagogique, apprend-on auprès de cette direction. Cette démarche vise à adapter l’offre de formation aux nouvelles exigences du marché de l’emploi, affirme-t-on, notamment face à l’émergence de nouvelles zones d’activités industrielles, à l’image de celle d’El Kseur.
De notre correspondant à Béjaïa
Sofiane Idiri
Intervenant, ce lundi, sur les ondes de la radio Soummam, la directrice de la formation professionnelle de la wilaya de Béjaïa, Mme Ridaoui Fatiha, a exprimé ses préoccupations quant à l’adéquation actuelle entre formation et emploi.
«Nous n’arrivons pas à répondre aux besoins réels du marché du travail», a-t-elle reconnu, soulignant que la wilaya dispose pourtant d’un tissu industriel dense et diversifié, fortement demandeur de main-d’œuvre qualifiée.
Pour faire face à cette situation, la direction de la formation professionnelle a entamé une révision en profondeur de la carte pédagogique. «Nous avons décidé de revoir la carte pédagogique de la wilaya afin de mieux identifier les besoins réels du marché», a déclaré Mme Ridaoui au micro de la radio locale.
Cette nouvelle carte sera conçue à moyen terme et reposera sur une approche participative impliquant les différents acteurs économiques. La première étape de ce processus a été marquée par l’organisation, en novembre dernier, d’une journée d’étude consacrée à l’adéquation formation emploi.
Cette rencontre a connu la participation du CREA, de l’AAPI, ainsi que de nouveaux investisseurs, notamment ceux implantés dans la nouvelle zone industrielle d’El Kseur et dans d’autres zones de la wilaya.
«Durant cette journée d’études, nous avons échangé avec les investisseurs et pris connaissance de leurs besoins. Certains d’entre eux ont même été reçus ultérieurement au niveau de la direction pour approfondir davantage leurs attentes en matière de main-d’œuvre», a précisé la même responsable.
Identifier les besoins en formateurs
La seconde étape consistera à inviter prochainement les différents secteurs d’activité, notamment l’emploi, le tourisme, la pêche, l’agriculture ainsi que l’ensemble des secteurs publics, afin de recenser leurs besoins en compétences qualifiées.
Par ailleurs, des commissions composées de cadres du secteur de la formation professionnelle, issus de l’ensemble des établissements de la wilaya, ont été installées.
Leur mission consiste à sillonner les centres de formation afin d’identifier les besoins en formateurs pour les nouveaux métiers émergents, ainsi que les nécessités en matière d’équipements et de ressources humaines.
Selon Mme Ridaoui, une fois cette étude achevée, la nouvelle carte pédagogique sera élaborée et soumise au conseil de partenariat de la wilaya. Les travaux devraient être finalisés d’ici le mois de juin prochain, a-t-elle affirmé.
S. I.







