Les travaux d’un Workshop portant sur le thème de ‘la télédétection et les technologies géo-spatiales appliquées en agriculture’ ont été ouvert hier à l’École nationale supérieure d’agronomie (ENSA). Elle a regroupé des éminents professeurs et trois enseignants universitaires tucs de l’Université Isparta située en Turquie. Des étudiants doctorants et en Master y ont pris part aussi. Cet évènement se déroule du 24 au 28 novembre courant.
Par Lyes Fettah
Selon ses organisateurs, il s’agit d’une initiative qui vise à service, non seulement l’enseignement académique de l’agriculture mais aussi la production dans ce domaine stratégique dans notre pays.
Lors de la première journée, des communications pointues ont été présentées autour, notamment, des avancées réalisées dans le domaine agricole grâce à ces techniques en Turquie. Les spécificités de ce même domaine liées aux conditions climatiques en Algérie, ont été également abordées.
Pour le directeur de l’ENSA, professeur Tarek Hartani, cette rencontre s’inscrit dans le cadre des orientations de la Direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique au niveau du ministre de tutelle. Elle vient renforcer une collaboration soutenue avec l’université turque.
«Elle nous permet d’échanger avec trois scientifiques de haut niveau, avec leurs homologues algériens. Elle nous donne également un aperçu sur l’application des outils innovants dans la formation théorique et pratique. Je cite, par exemple, la détection des maladies des plantes ou encore l’identification et les prévisions des rendements agricoles, etc».
Selon lui, ces outils font appel à de l’intelligence artificielle en s’appuyant sur des données de terrain fiables, ce qui permet à nos experts, à nos scientifiques et au secteur de l’agriculture d’une façon générale de pouvoir aller vers plus de précision dans les chiffres. C’est un thème qui est d’actualité.
Il a précisé que ce workshop est destiné à 30 étudiants qui ont été sélectionnés minutieusement parmi 170 candidats depuis pratiquement deux mois, suite à un appel à candidature en interne. «Nous attendons comme retombées d’avoir de l’expertise et des compétences élevées dans le domaine de la télédétection et des techniques géo-spatiales modernes».
Pour sa part, Sinan Demir, professeur associé à l’université d’Isparta, a déclaré que le contenu de sa présentation porte sur les technologies de télédétection, utilisant satellites, ondes, capteurs au sol et autres aspects ce qui améliore le traitement et l’analyse des données de l’agriculture. Cette analyse comprend la modélisation et l’intelligence artificielle.
Universités algériennes et turques : une coopération multiple
La coopération entre les universités algériennes et turques en général est multiple. Celle avec d’Isparta en particulier remonte à pratiquement trois années. Elle repose sur une série de conventions de collaboration, selon M. Hartani.
Ces conventions sont enrichies à chaque fois et visent à accompagner notre établissement dans un processus d’aide à l’incubation des projets innovants, conformément aux orientations de notre ministère.
Plusieurs actions ont été réalisées. Nous avons eu plusieurs visites de professeurs algériens en Turquie sur des thématiques assez originales. Nous avons contribué à lancer des projets de nature internationale et multipartenaires en associant d’autres pays de l’Europe et de la Méditerranée.
Le recteur de cette université est attendu prochainement pour visiter l’Algérie et pour approfondir notre collaboration, a conclu ce même responsable.
L.F.

