Le Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (CNAPEST), a décidé de déclencher une grève nationale les 12 et 13 avril.
Par Farid Haddouche
Dans un communiqué qu’il a rendu public, hier lundi, le Conseil a qualifié la grève «d’avertissement», eu égard aux conditions de vie du professeur qui traverse des difficultés, selon ce syndicat. Ce dernier a appelé à l’amélioration du pouvoir d’achat du professeur, qui connaît une baisse sans précédent, ce qui nécessite une augmentation de son salaire et une évaluation de son pouvoir d’achat. Un élément jugé probant en adéquation avec la promotion de sa position matérielle et morale, qui lui permettra un confort économique et social. Le dossier logement, par ailleurs, est une priorité absolue, car il s’agit d’un moyen de base et nécessaire, revendique en outre le syndicat. Le Conseil a également maintenu les revendications soulevées et liées au dossier de la retraite, des services sociaux, de la médecine du travail et à la mise à jour de la prime de compensation de zone, qui est toujours calculée sur la base du salaire de base de 1989. Le conseil a aussi revendiqué que les restrictions « systématiques soient levées sur l’activité syndicale et la dénonciation du recours à des tribunaux contre les syndicalistes.» Le Conseil National Autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’Education, exige, aussi, l’embauche de diplômés du secondaire pour les professeurs, avec la nécessité de revoir le système de recrutement en adoptant le concours sur la base de la certification conformément au Décret Exécutif n ° 12-194, qui valorise l’expérience et l’ancienneté des professeurs contractuels, exigeant que les professeurs soient ménagés en ouvrant des positions financières pour l’emploi et en plafonnant le nombre des quotas. Par ailleurs, pour accélérer l’ouverture de postes suffisants pour la promotion dans les rangs nouvellement créés, le Conseil a de même, demandé la mise en œuvre du programme présidentiel, Décret 14-266 du 28 septembre 2014, avec effet rétroactif, et le règlement du statut de ceux qui ont terminé leur formation, après la date du 3 juin 2012, en les promouvant automatiquement au rang de professeur composant, ainsi que de professeurs de l’enseignement technique des lycées (PTLT) et des enseignants assistants. Et ce, pour leur permettre d’être promus dans les grades de base et les nouveaux grades. Le Cnapeste exige, en outre, le paiement des restes financiers accumulés au fil des ans, la révision des tâches non pédagogiques assignées aux enseignants, en particulier au niveau primaire, et le refus de les contraindre à effectuer des tâches non prévues par la loi, avec la suppression des écoles primaires sous tutelle des communes. Ce syndicat a appelé également, à la promulgation d’une loi pour protéger les membres du groupe éducatif et criminaliser les attaques contre eux, avec l’activation des commissions d’enquêtes de wilayas et ministériels, avec la levée de la dissimulation de leurs rapports, afin d’enquêter sur les abus et de résoudre les conflits dans le but de créer une atmosphère de stabilité dans les institutions, préconise le syndicat.
Farid Haddouche







