Le Ministre des mines Mohamed Arkab a envoyé un signal fort aux responsables de Chloral, en s’engageant à lever tous les obstacles administratifs et bancaires qui entravent les opérations d’extraction et d’exportation de l’entreprise, lors de sa visite samedi 9 janvier sur le site industriel d’exploitation du sel Biskra.
Chloral a soumissionné auprès des communes des pays importateurs de sel de déneigement en Europe, (notamment la France, la Suède, la Finlande et la Norvège…) et en Amérique du Nord (Québec, Toronto, Detroit et Chicago) où se situe son marché le plus important. Des contrats ont été signés pour l’exportation en 2021 de 1.500.000 tonnes de sel de déneigement et en pastilles. L’accès au financement des moyens logistiques pour exporter, ainsi que la lenteur des procédures administratives, demeure cependant une entrave à la réalisation de ses opérations d’exportation dans des délais et des couts compétitifs.
Chloral a investi sur 40 hectares en partie importante en fonds propres, dans trois unités de transformation inédites afin de réaliser ses objectifs de production pour les marchés domestique et international. L’entreprise va produire2.000.000 tonnes de sel de déneigement, 120 000 tonnes de sel alimentaire et 80.000 tonnes de sel en pastilles et produira dans une deuxième phase 200.000 tonnes d’hypochlorite de calcium (eau de javel) et 20.000 tonnes de soude caustique par an.
La société Chloral est un acteur privé important dans le domaine minier, il a obtenu en 2014 le permis d’exploitation et la mise en valeur pour une durée de 20 ans renouvelable, de la mine de Djebel El Maleh dans la wilaya de Biskra, l’un des plus grands gisements miniers d’Afrique qui s’étale sur une superficie de 200 hectares.

L’exploitation de la carrière et les 3 unités de transformation devront générer 400 emplois directs et 1200 emplois indirects, faisant de l’entreprise Chloral un acteur important de l’emploi dans ces régions enclavées de cette partie du pays.
A ce jour, et faute de financements suffisants, seules les unités de traitement de sel de déneigement et l’unité de sel alimentaire, bientôt opérationnelle, ont été réalisées, mais l’unité de production de chlore et de soude, est à seulement 20% de réalisation en l’attente de crédits d’investissements.
Tous les projets de Chloral peuvent être bonifiés, s’ils pouvaient normalement bénéficier des dispositifs existants, accéder au financement bancaire, et ne pas être handicapés par l’administration face à la concurrence mondiale qui, elle, bénéficie d’aides publiques à l’exportation notamment dans la logistique.
Alors que l’Algérie connait l’une des plus graves crises économiques de son histoire et une raréfaction de ses revenus énergétiques, il est plus que jamais urgent d’accompagner et de soutenir des entreprises comme Chloral qui s’orientent vers l’export et ambitionnent de devenir des pourvoyeuses de devises pour le pays.