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D’un investissement minimal global de 606 millions de dollars : Sonatrach scelle 5 partenariats stratégiques

D’un investissement minimal global de 606 millions de dollars : Sonatrach scelle 5 partenariats stratégiques

L’Algérie renforce son attractivité dans l’amont pétrolier à la faveur du cycle de licences « Algeria Bid Round 2024 », le premier appel d’offres international depuis 2014. En effet, cinq nouveaux contrats viennent d’être signés entre le groupe Sonatrach et plusieurs compagnies pétrolières étrangères de renom, ainsi que la remise des décisions d’attribution correspondantes. 

Par Akrem R.

Selon les précisions du ministère de l’Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables, sur les six blocs mis en compétition, cinq ont été attribués pour des contrats d’une durée de 30 ans, dont sept années consacrées aux travaux d’exploration. Un investissement minimal global attendu dans ce cadre est estimé à 606 millions de dollars américains.

Présidée par le ministre d’État, ministre de l’Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables, M. Mohamed Arkab, la rencontre a eu lieu au siège de la direction générale de Sonatrach, en présence de plusieurs hauts responsables du secteur, notamment le ministre de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, M. Nourdine Ouadah, le PDG de Sonatrach, M. Rachid Hachichi, le président de l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT), M. Samir Bekhti, ainsi que les représentants des syndicats et des entreprises partenaires étrangères.

La même source a précisé que ce nouveau cycle d’attribution traduit la volonté des autorités algériennes de renforcer l’attractivité du domaine minier national grâce à un cadre législatif souple et modernisé, une plus grande flexibilité contractuelle et une politique claire de partenariat. Il marque également une relance concrète des investissements étrangers dans l’exploration et l’exploitation des ressources énergétiques. 

À travers cette démarche, l’Algérie réaffirme son ambition de consolider sa position sur l’échiquier énergétique mondial en tant que destination fiable, ouverte à la coopération et résolument tournée vers un développement énergétique durable et créateur de valeur.

Le détail des contrats signés

En effet, le détail de ces contrats, signés sous l’égide de la loi n°19-13 relative aux hydrocarbures, montre la présence de compagnies étrangères des quatre coins du monde, témoignant ainsi du retour des investissements en masse dans le domaine de l’exploration et de l’exploitation, après une décennie d’absence. 

Durant cette période, c’est le groupe Sonatrach qui avait pris l’initiative de l’exploration et de l’exploitation depuis 2014 à ce jour en solo. Plusieurs découvertes ont certes été faites et développées, mais l’arrivée de partenaires étrangers est jugée plus que nécessaire pour atteindre les objectifs ambitieux fixés par les pouvoirs publics : le renouvellement des réserves nationales et l’augmentation de la production nationale tant pétrolière que gazière afin de répondre à la forte demande locale et honorer les contrats signés avec les partenaires étrangers, dont l’Union européenne (UE) en particulier.

Des investissements colossaux sont donc nécessaires à cet effet, et le groupe Sonatrach est contraint de trouver des partenaires pour l’accompagner dans cette difficile mission, notamment l’exploration, nécessitant beaucoup d’argent et de nouvelles technologies. «Sonatrach et ALNAFT s’inscrivent dans la vision des autorités du pays pour la promotion et le développement du secteur des hydrocarbures, dans le respect des standards internationaux, au bénéfice de l’économie nationale, notamment à travers l’établissement de partenariats gagnant-gagnant avec des partenaires étrangers», lit-on dans un communiqué de Sonatrach. Et d’ajouter : «Ces résultats témoignent de la confiance des investisseurs dans le potentiel du domaine minier algérien et confirment l’attractivité de la loi n°19-13 relative aux activités d’hydrocarbures».

S’agissant du détail, les contrats signés sont les suivants, dont deux sous forme de participation et trois autres sous forme de partage de production. Ainsi un contrat de joint-venture a été signé entre Sonatrach et un consortium composé des sociétés suisse Filada et autrichienne Zangas pour le site de « Toual 2 » (bassin de Berkine) dans les wilayas d’Ouargla et d’Illizi. 

Sonatrach a également conclu un contrat de partenariat avec la société chinoise « Sinopec », portant sur la zone de « Guern EL Guessa 2 » (bassin de Gourara-Timimoun), dans les wilayas de Bechar, Beni Abbès, El Bayadh et Timimoun. 

Le troisième contrat a été signé sous forme de « partage de production » entre Sonatrach et le consortium formé par le groupe italien « ENI » et le groupe thaïlandais « PTTEP », et concerne la zone de « Reggane 2 » dans la wilaya d’Adrar. Un autre contrat, également sous forme de « partage de production », a été signé entre Sonatrach et la société chinoise « ZPEC », portant sur la zone de « Zerafa 2 » (bassin d’Ahnet-Gourara), dans les wilayas d’Adrar et d’In Salah. 

Le cinquième contrat, toujours sous forme de partage de production, a été conclu entre Sonatrach et le consortium des sociétés « Qatar Energy » et « Total Energies ». Il concerne le site d’« Ahara », dans la wilaya d’Illizi.

Un potentiel de 400 milliards de mètres cubes de gaz !

Par ailleurs, le PDG de Sonatrach a affirmé que ce programme vise à explorer toutes les ressources en pétrole et en gaz existantes ainsi qu’à confirmer les découvertes déjà réalisées dans les zones concernées, dont les réserves en place sont estimées à environ 400 milliards de mètres cubes de gaz. Une fois ces potentialités confirmées, des investissements supplémentaires seront mobilisés pour développer et exploiter ces ressources, a déclaré Rachid Hachichi dans son allocution à cette cérémonie de signature de contrats.

Il a précisé que les projets incluent le retraitement de données sismiques 2D et 3D sur une superficie de 35 000 km², ainsi que le forage de 32 puits d’exploration et de délimitation. « Ces contrats traduisent la confiance renouvelée de nos partenaires dans le climat d’investissement national et dans les potentialités géologiques importantes que recèlent encore nos bassins sédimentaires », a déclaré le PDG de Sonatrach.

Hachichi a souligné que la conclusion de ces partenariats constitue également « un pas significatif vers l’atteinte des objectifs stratégiques du groupe », notamment en matière de renforcement des réserves, d’amélioration de la connaissance géologique et de consolidation de la sécurité énergétique du pays à moyen et long terme.

Le PDG de Sonatrach a par ailleurs réitéré l’engagement de l’entreprise à accompagner les partenaires dans toutes les étapes de réalisation des projets, en assurant un soutien technique, logistique et un suivi rigoureux de l’exécution.

A. R.

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