L’Algérie, qui s’étend sur une superficie immense de 2,382 millions km², œuvre à insuffler une nouvelle dynamique à ses territoires en les rendant attractifs. Une démarche qui s’inscrit dans la volonté des pouvoirs publics de consolider l’équilibre régional et d’appuyer le développement durable.
Par Hakim O.
C’est dans ce cadre que s’inscrit le texte de loi portant organisation territoriale du pays, présenté avant-hier par le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, devant les députés de l’Assemblée populaire nationale (APN).
En effet, et conformément aux engagements du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, des mesures ont déjà été prises, en commençant par la mise en place d’un nouveau cadre juridique et le lancement d’un nouveau découpage administratif, en attendant une autre réforme majeure concernant le code de la commune et celui de la wilaya.
Tous ces éléments visent une décentralisation de la gestion, un développement équilibré et surtout l’amélioration de l’efficacité de la gestion locale, avec le rapprochement du service public des citoyens.
«Cette initiative de découpage administratif fait partie des réformes continues de l’État sous la direction du Président Abdelmadjid Tebboune, qui s’est engagé devant le peuple algérien dans une vision stratégique fondée sur une approche équilibrée, responsable et progressive. L’objectif est de corriger les différents déséquilibres régionaux, en veillant à la création de nouvelles communes et wilayas sur des bases solides et réalistes, établies sur des critères objectifs et précis, et en totale harmonie avec les aspirations des citoyens et les exigences actuelles de la situation», a souligné le ministre de l’Intérieur, Saïd Sayoud, dans sa réponse aux préoccupations des députés.
En vertu de ce texte de loi, ajoute le ministre, le nouveau découpage territorial du pays «comprendra 69 wilayas regroupant 1 541 communes». Il a expliqué que cette promotion répond à «plusieurs considérations, notamment la nécessité de consacrer la décentralisation et de rapprocher les centres de décision, tout en tenant compte des potentialités économiques, de l’étendue géographique et de la densité démographique de certaines circonscriptions».
Réduire les disparités
Cette démarche s’inscrit dans le cadre de «la nouvelle vision de l’État en matière d’aménagement du territoire, garantissant un équilibre réel et une réduction des disparités de développement, particulièrement dans les régions des Hauts Plateaux et du Sud», a souligné Sayoud.
Elle traduit également la volonté de l’État d’«assurer des services publics de qualité, à travers la création de structures administratives intégrées et la mobilisation de ressources humaines qualifiées pour permettre à ces wilayas de maîtriser les outils de planification ainsi que l’exécution et le suivi des programmes de développement», a ajouté le ministre.
Il a, en outre, mis en avant la volonté d’«accompagner ce processus par un plan intégré couvrant les volets organisationnel, humain et financier afin de garantir une transition fluide et efficace», précisant que «les walis des wilayas mères ont été chargés de piloter le processus de transfert progressif des prérogatives et des engagements pour éviter toute perturbation des services publics, notamment dans les secteurs vitaux, à même de permettre aux nouvelles wilayas d’entamer effectivement leurs missions à compter du 1er janvier 2027 dans des conditions organisationnelles et opérationnelles idoines».
H. O.







