Selon les données publiées par la Banque d’Algérie, les crédits accordés par le système bancaire national ont poursuivi leur progression en 2024, confirmant le rôle central de la finance indirecte dans le financement de l’économie.
À fin décembre 2024, l’encours total des crédits distribués par les banques a atteint 11 256,5 milliards de dinars, contre 10 694,9 milliards un an plus tôt, soit une hausse de 5,3 %.
Ce rythme, légèrement inférieur à celui de 2023 (+5,8 %), témoigne d’une dynamique de financement stable dans un contexte marqué par le ralentissement de certains secteurs économiques.
Les banques publiques demeurent le pilier du crédit national, représentant 72,9 % de la progression globale, tandis que les banques privées renforcent progressivement leur place (27,1 % contre 21,6 % en 2023), avec une croissance de leurs encours de 9,6 %.
Le secteur privé a bénéficié d’un volume de crédits de 6 688,9 milliards de dinars, en hausse de 7,3 %, après +8,2 % en 2023. Bien que les banques privées affichent une croissance plus rapide (+10,3 %), ce sont les banques publiques qui dominent encore le financement, avec une part de 74,2 %.
Le secteur public, pour sa part, a enregistré une progression limitée à 2,4 %, portant son encours à 4 567,6 milliards de dinars. La quasi-totalité de ces financements (99,8 %) provient des banques publiques, les établissements privés réduisant fortement leur exposition (-48,7 %).
A. R.







