Durant la période 2020 à 2024, 90% des commerçants algériens ont adopté les pratiques de commerce électronique dans notre pays. Dans cette évaluation il est pris en considération l’accès aux technologies de l’information et de la communication, la logistique, le transport, etc. En plus, entre seulement 2024 et 2025 le paiement électronique a évolué de 50% par rapport au passé, tant en termes de nombre de transactions qu’en termes de valeur financière.
Par Lyes Fettah
Ce type d’activités a représenté 1,8 milliard Dollars en 2023, avec une moyenne de développement 0,8%, selon un rapport d’études statistiques menées en 2025 par la Conférence des Nations unies pour le commerce électronique, réalisé en collaboration avec le ministère du Commerce intérieur.
Ces données ont été révélées par Mme Ouahiba Zeknoune, Sous-directrice en charge du commerce électronique au ministère du Commerce intérieur et de la régulation du marché national (MCIPMN). Elle est passée, hier, à l’émission «L’Invité du matin», de la radio Chaine Une.
Cette responsable a fait savoir que l’Etat considère commerce électronique comme volet stratégique découlant de la politique de transformation numérique. C’est un défi nécessitant la participation de tous les acteurs. D’après elle, l’Algérie avance sereinement avec une vision claire vers une économie numérique.
A titre indicatif, au mois d’octobre passé il y a eu le Salon dédié à cet aspect (dans sa quatrième édition) et qui est le plus important en Afrique. Il a attiré plus de 300 exposants et 140 000 visiteurs.
Preuve tangible transformation numérique, ainsi que changement pour la nouvelle génération de détenteurs diplômes universitaires vers détenteurs de projets, dont la concrétisation se fait graduellement grâce aux moyens numériques.
En juin 2025, au concours des USA pour le leadership affaires, l’Algérie a décroché première place pour ses mesures d’encouragement dans ce domaine. Preuve de l’amélioration du climat des affaires chez nous et qu’on est au diapason des autres pays dans ce domaine. En Afrique elle occupe la 4ème place après les Iles Maurice, l’Afrique du Sud et la Tunisie. En 2020 elle a progressé de 20 places dans le classement mondial.
Un projet de développement de la numérisation en élaboration
Par ailleurs, l’oratrice a affirmé que pour aller vers plus de commerce numérique, le ministère est en phase d’élaboration d’une stratégie de développement de ce type de commerce, en étroite collaboration avec tous les autres départements ministériels, les entités étatiques et les opérateurs économiques publics privés concernés, ainsi que les associations de protection de consommateurs.
Selon elle, ce projet s’articule sur plusieurs volets, notamment, l’actualisation du dispositif législatif régissant l’activité, renforcement de l’infrastructure de base, ainsi que l’adaptation des spécialités de l’enseignement universitaire et de formation professionnelle aux nouvelles tendances des besoins des opérateurs et du marché du travail en général.
Sur un autre plan le MCIPMN s’engage à mettre à disposition des commerçants des outils de paiement électronique, l’obligation de possession de comptes postaux ou bancaires depuis 2018.
Des réduction jusqu’à 20% sont offertes aux concitoyens dans l’achat et l’acquisition de différents produits ou encore d’acquittement des factures. Il n’y a pas de taxes ni commission en application de la LFC 2025, puisqu’elles sont supportées par Etat. Il n’existe pas non plus de sanctions ni de mesures coercitives.
En 2024 une campagnes sensibilisation (via tous supports médiatiques) a été menée en direction des consommateurs et commerçants dans l’objectif de les inciter à utilises ses méthodes.
Dans le même sillage, le ministère lance un appel en direction des commerçants en vue de rapprocher des banques de bénéficier de Terminaux de paiement électronique (TAP). Leur configuration et totalement gratuite et in n’y a pas de délai pour cette opération.
Enfin, l’invitée de la Chaine Une a tenu à rassurer les auditeurs que les transactions financières électroniques dans notre pays sont entièrement sécurisées et confidentielles, et ce, conformément aux normes internationales.
Mieux encore, elles permettent aux commerçants d’avoir une maitrise de leurs portefeuilles clients et une meilleure gestion de leur trésorerie grâce, entre autres, à la traçabilité.
L.F.







