Laa chine vient de prendre une décision radicale pour le secteur de l’automobile. L’organisme d’Etat qui régule le marché (SAMR) vient de publier une réglementation interdisant aux constructeurs automobiles de vendre des véhicules en dessous des coûts de production afin d’éviter une guerre des prix.
Par S. R.
La mesure a fait tache d’huile dans la presse internationale. Pékin a officiellement interdit aux constructeurs automobiles de vendre des voitures neuves à un prix inférieur à leur coût de production, remises et subventions comprises.
La décision est perçue «comme une tentative radicale de mettre fin à la guerre des prix qui perdure et qui érode les bénéfices de la plupart des entreprises du secteur».
Dans ses «lignes directrices sur les prix» publiées le 12 février, rapportent les médias, «l’Administration d’État pour la réglementation du marché (SAMR) a recensé une série de pratiques visant à sous-évaluer le prix des véhicules neufs». «L’agence a averti que les constructeurs automobiles qui utiliseraient l’une de ces méthodes s’exposeraient à de graves risques juridiques».
Selon les même sources, «en vertu de nouvelles exigences applicables immédiatement, les constructeurs automobiles n’ont plus le droit de vendre les versions haut de gamme au même prix que les modèles d’entrée de gamme».
Parallèlement, précise les médias, les entreprises ne sont pas autorisées à accorder de remises ou de subventions qui auraient pour conséquence de rendre le prix net inférieur au coût de production. Ces mesures ont été largement utilisées comme alternative aux baisses de prix directes en 2024.
Zhao Zhen, directeur des ventes chez Wan Zhuo Auto à Shanghai, cité par la presse, estime que «les nouvelles directives pourraient freiner la demande de véhicules électriques à court terme». Ceci s’explique par la baisse attendue des livraisons suite à la suppression progressive des incitations fiscales.
Actuellement, les acheteurs de véhicules électriques, exemptés de la taxe de vente de 10 % l’an dernier, sont désormais soumis à une taxe de 5 %. Le taux normal de cette taxe, soit 10 %, devrait revenir à la normale d’ici 2028.
«L’autorité de réglementation des marchés de l’énergie et de la consommation (SAMR) a également enjoint aux constructeurs de ne pas pratiquer de remises importantes sur les gros volumes afin de masquer des baisses de prix, ni d’expédier des véhicules supplémentaires sans factures correspondantes», rapportent les mêmes sources.
«Elle a condamné le recours à la vente à perte comme moyen d’éliminer la concurrence ou d’obtenir des parts de marché indues. Toutefois, les ventes de liquidation classiques de véhicules invendus sont exemptées de cette réglementation».
S. R.







