L’Ecole nationale supérieure d’agronomie (ENSA) a célébré, hier, la journée mondiale des sols qui coïncide avec le 5 décembre de chaque année. A cette occasion, l’Ecole a co-organisé une journée d’études, en partenariat avec l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Pour l’édition 2025 la FAO a retenu le thème ‘Des sols sains pour des villes en bonne santé’ mettant en avant l’importance stratégique des sols dans le maintien de l’équilibre de l’environnement et des écosystèmes pour une meilleure santé urbaine, et ainsi, un meilleur environnement et une meilleure vie.
Par Lyes Fettah
A cette occasion les scientifiques ont fait savoir que les sols sont impactés par les changements climatiques, ainsi que par la problématique de la salinité. Aujourd’hui 1,2 million hectares de terres salinisées à deux degrés (salinisations primaire et secondaire). Les régions concernées sont cartographiées.
Ce phénomène est du, entre autres, à l’utilisation des eaux d’irrigation. Si celles-ci sont de mauvaise qualité, les sols peuvent être salinisés davantage avec le temps. Par conséquent, cela se répercute sur les rendements de la production agricole.
Parmi les solutions préconisées, les intervenants ont du contrôle rigoureux et permanent des eaux, en utilisant des procédés scientifiques et efficaces. Ils ont insisté sur le fait qu’il faut sensibiliser sans cesse les citoyens.
La sécurité alimentaire en jeu
Pour le directeur de l’Ensa M. Hartani, cet événement est organisé pour attirer l’attention, de tous sur la sécurité alimentaire, «nous devons prêter attention à la qualité de notre alimentation afin d’assurer une alimentation saine, et donc des villes en bonne santé».
Nous considérons qu’il existe des poches de terres disponibles au sein des villes, notamment dans les celles dépassant les 3 millions d’habitants, où il est possible de développer une agriculture productive, notamment maraîchère. Ces productions contribuent au bien-être des citoyens.
Cette journée aborde deux sous-thèmes importants : les questions de salinisation des terres, notamment au regard du développement de multiples projets agricoles dans le sud et d’autres régions du pays, et l’utilisation des composts et des boues de process, conformément aux recommandations du gouvernement visant à assurer un assainissement optimal des villes. Les villes produisent des eaux traitées, ainsi que des boues pouvant servir de compost pour enrichir les sols et augmenter leur productivité.
Il a ajouté qu’il est donc nécessaire de développer une politique de productivité, pour que chaque mètre carré rapporte tout au long de l’année : fourrages, maraîchage, fruits ou légumes. L’empreinte carbone des produits doit rester faible, notamment en réduisant les distances entre zones de production et consommateurs.
Pour sa part, la Représentante résidente de la FAO en Algérie, Mme Irina Buttoud, a déclaré dans son allocution d’ouverture : «je suis convaincue que tous ensemble nous atteindrons l’objectif commun», à savoir, «promouvoir la connaissance, la recherche et les bonnes pratiques de gestion des sols dans les zones urbaines et périurbaines».
Elle affirmé que la FAO, en tant qu’agence technique, réitère son engament continu pour la promotion de la science au service de l’atteinte des objectifs de développement durablement notamment (les ODD 11 : Villes et communautés durables ; et 15 : Vie terrestre).
L. F.
Convention entre l’Ensa et l’université Szeged (Hongrie)
Une convention cadre a été signée hier entre l’ENSA et l’université Sezged, notamment la faculté d’agriculture.
Selon M. Laribi, enseignant, cette convention concernera toutes les questions en rapport avec la formation, la recherche scientifique… pour les enseignants, les étudiants et même le corps administratif. Elle permettra également une « mobility in out » dans les deux sens.
On va développer des programmes et des projets d’échanges qui seront cocrétisés en bilatéral ou en multilatéral, dans le cadre du programme Erasmus de l’Union européenne.
A signaler que c’est une première dans la coopération d’enseignement supérieur entre l’Algérie et la Hongrie.
L.F







