En 2025, l’Algérie a continué de jouer un rôle important sur le marché mondial du pétrole, bien que ses exportations aient connu une légère baisse de 2 % par rapport à l’année précédente. Cependant, un certain nombre de pays ont largement contribué à maintenir la place de l’Algérie parmi les exportateurs mondiaux de pétrole.
Par Farid D.
Parmi ces pays, cinq ont représenté 60 % des exportations totales de pétrole algérien. Ces importateurs majeurs, dont la Corée du Sud et la France en tête, ont stabilisé les flux de pétrole en dépit de la contraction générale des exportations.
Selon les dernières données de l’unité de recherche en énergie de la plateforme spécialisée « Attaqa», basée à Washington et publiées mardi dernier, la Corée du Sud arrive en tête du classement avec une moyenne de 130 000 barils par jour en 2025.
En comparaison avec 2024, la Corée du Sud a augmenté ses importations de 6 000 barils par jour, ce qui reflète la solidité de ses relations commerciales avec l’Algérie. Cela place la Corée du Sud en tête de liste, consolidant ainsi sa position stratégique en tant qu’importateur majeur de pétrole brut et de ses dérivés.
En seconde position arrive la France avec un quota de 105 000 barils par jour en 2025, marqué par une légère hausse par rapport à 104 000 en 2024. Bien que cette augmentation soit modeste, elle témoigne de la constance des échanges entre les deux pays.
L’Algérie reste l’un des fournisseurs clés pour la France, qui continue de renforcer sa dépendance à l’égard du pétrole algérien dans le cadre de ses stratégies énergétiques à long terme.
Selon ce classement d’«Attaqa», l’Espagne arrive en troisième position comme importateur de pétrole algérien. Durant 2025, les importations de Madrid ont enregistré une nette augmentation, passant de 66 000 barils en 2024 à 99 000 barils en 2025.
Cette hausse notable de 33 000 barils par jour reflète probablement un renforcement de la demande énergétique en Espagne, notamment pour soutenir ses industries et sa consommation intérieure. L’Algérie se positionne ainsi comme un fournisseur de choix pour l’Espagne, au même titre que les autres grands acteurs du marché européen.
Par ailleurs, les États-Unis, qui se positionnent en quatrième place, ont importé en moyenne 69 000 barils par jour de pétrole algérien en 2025, enregistrant une légère baisse par rapport aux 71 000 barils de 2024.
Bien que cette diminution soit relativement faible, elle s’inscrit dans une tendance générale de diversification des sources d’approvisionnement des États-Unis, notamment avec l’augmentation de la production nationale et des relations avec d’autres grands producteurs mondiaux de pétrole.
Enfin, le Royaume-Uni ferme la liste des cinq principaux importateurs de pétrole algérien, avec 52 000 barils par jour en 2025, contre environ 38 000 en 2024. Cette augmentation de près de 14 000 barils par jour indique un renforcement des échanges entre l’Algérie et le Royaume-Uni, malgré les défis liés au Brexit et aux fluctuations du marché mondial du pétrole.
Recul des exportations de 16 000 barils par jour
Concernant le bilan global des exportations algériennes de pétrole en 2025, les chiffres d’«Attaqa» indiquent une diminution de 2%, soit l’équivalent de 16 000 barils par jour en comparaison annuelle, malgré la hausse notable enregistrée en décembre dernier.
Ainsi, la moyenne des exportations de pétrole brut et de ses dérivés transportés par voie maritime a atteint plus de 762 000 barils par jour en 2025, contre 778 000 en 2024.
Au dernier trimestre de l’année précédente, la moyenne des exportations du pays a baissé sur une base annuelle, s’établissant à 764 000 barils par jour, contre environ 797 000 dans le trimestre correspondant de 2024.
Cependant, les exportations du quatrième trimestre de 2025 ont augmenté sur une base trimestrielle, avec une hausse de plus de 64 000 barils par jour par rapport à la moyenne des exportations du troisième trimestre précédent, qui était de 699 000 barils par jour.
Le déclin annuel des exportations algériennes est survenu dans un contexte où la production de pétrole brut a continué de croître, atteignant 965 000 barils par jour en novembre 2025, son plus haut niveau depuis deux ans.
Cette croissance témoigne de l’engagement de l’Algérie à respecter les réductions volontaires décidées dans le cadre de l’OPEP+, visant à réguler l’offre mondiale de pétrole.
Conformément aux dernières décisions de ce cartel, le pays poursuit son adaptation aux nouvelles dynamiques du marché mondial du pétrole, ayant récemment modifié ses plans de réduction de production, suspendant temporairement la baisse de ses quotas pour le premier trimestre 2026, tout en maintenant un niveau de production de 971 000 barils par jour jusqu’à la fin mars 2026.
Cette décision devrait aider à maintenir l’équilibre sur le marché, en réponse aux fluctuations économiques mondiales et aux besoins des principaux importateurs, dont les pays européens et asiatiques.
F. D.







