Les avoirs en devises de la Banque à cette date se chiffrent à l’équivalent de 10 milliards de dollars américains tandis que les droits de tirage spéciaux atteignent environ 4 milliards de dollars. A cela se conjugue les participations et placements. Tous ces montants importants affichent également la solvabilité du pays et la viabilité de l’économie nationale face aux chocs extérieurs.
Par Khaled Remouche
Suivant la situation mensuelle de la Banque d’Algérie paru dans le journal officiel daté de janvier 2026, les avoirs en or de la Banque d’Algérie au 30 septembre 2025 se situent à 2752 milliards de dinars, soit l’équivalent de 20 milliards de dollars.
Cela veut dire suivant les cours de l’or sur les marchés internationaux à une telle date, la Banque d’Algérie détient un tel montant en or qui permettent à l’Algérie d’afficher sa solvabilité et la viabilité de son économie. Valeur refuge, l’or détenu en réserves est le dernier recours qui s’offre à l’Algérie en cas de grave choc extérieur, le premier bouclier s’avère les réserves de change.
A ce montant important en or se conjugue les avoirs en devises de la Banque d’Algérie au 30 septembre 2025 qui se situent à 1302 milliards de dinars, soit environ 10 milliards de dollars. Se greffe également les droits de tirage spéciaux DTS qui atteignent la valeur de 563 milliards de dinars, soit environ 4 milliards de dollars américains.
Les participations et les placements atteignent le chiffre de 5479 milliards de dinars soit l’équivalent de 40 milliards de dollars. Les titres émis ou garantis par l’Etat, se chiffrent à un montant très important 8164 milliards de dinars, soit environ 60 milliards de dollars américains.
Cela correspond aux placements par les banques commerciales et les compagnies d’assurance d’une partie de leurs avoirs dans les titres et les obligations du Trésor. C’est une tendance dans la politique des banques publiques.
Les banques privées également se sont mis de la partie pour fructifier une partie de leurs fonds, indique un spécialiste financier. Par ailleurs, les billets et pièces en circulation au 30 septembre 2025 atteignent 9960 milliards de dinars, soit l’équivalent de plus de 70 milliards de dollars.
Les engagements extérieurs représentent seulement 682 milliards de dinars, soit environ 5 milliards de dollars. La dette affichée par la Banque d’Algérie n’est donc pas très importante.
Cette situation indique que les réserves de la Banque d’Algérie à cette date se situent à 946 milliards de dinars tandis que ses provisions s’élèvent à 700 milliards de dinars. Cette situation financière si elle est confortable reste provisoire.
Il faudrait voir son évolution sur une année pour pouvoir l’évaluer de manière plus précise. Elle aurait été meilleure si l’argent qui circule hors des circuits bancaires estimé entre 60 et 100 milliards de dollars intègre le circuit officiel grâce à des mesures incitatives et non coercitives. La digitalisation est une solution à même de drainer ces montants importants dans les circuits financiers officiels.
L’inclusion financière et l’approfondissement de la réforme bancaire qui inclut des mesures pour parvenir à une grande efficacité des banques dans la collecte de l’épargne sont susceptibles d’améliorer ces chiffres tout comme une plus grande liberté accordée aux banques publiques dans leur politique de placement.
Il faut savoir que le total bilan de la place bancaire algérienne est modeste par rapport à celui de l’Afrique du sud ou l’Egypte, d’où la nécessité pour les banques commerciales d’améliorer leur chiffre d’affaires.
L’ouverture du marché à de nouvelles banques comme la turque qui vient d’être agréée par la Banque d’Algérie. Il faudra également inciter à la création de banques privés à capitaux algériens ou à capitaux mixtes tout en posant des gardes fous.
K. R.







