Un projet de réhabilitation et d’augmentation des capacités de production d’eau de la station de traitement du barrage de Djorf Torba, sera lancé, prochainement, a-t-on appris auprès des services de la wilaya.
Par T. Azizi
Ce projet a pour objectif principal d’améliorer les performances techniques de cette station, située sur le site même du barrage, et d’augmenter sa production en eau potable, qui passera de 20 000 mètres cubes par jour actuellement à 45 000 mètres cubes par jour à l’avenir, dans le but de renforcer l’approvisionnement des habitants des communes de Béchar, Kenadsa et Abadla en cette ressource vitale, a‑t‑on précisé.
Par ailleurs, une opération visant à sécuriser l’alimentation en eau potable (AEP) est également programmée pour la commune frontalière de Meridja, située à une soixantaine de kilomètres au sud‑ouest de Béchar, et ce, à travers la station de traitement, afin de répondre aux besoins en la matière des habitants de cette localité, a‑t‑on indiqué.
Il est également prévu, dans cette région, la réalisation et l’équipement de nouveaux forages, afin de renforcer l’AEP de ses habitants, a‑t‑on signalé.
Une opération similaire est également projetée pour les communes de Boukais et Mougheul, où il est prévu la concrétisation et l’équipement de nouveaux forages visant à sécuriser l’AEP des habitants de ces localités frontalières, situées au nord‑ouest du chef‑lieu de la wilaya, selon la même source.
Par ailleurs, il est noté que le développement des communes de la wilaya de Béchar se concentre sur l’amélioration du cadre de vie, notamment dans les zones d’ombre et régions frontalières. Il s’articule autour de plusieurs actions dans différents secteurs d’activités.
Parmi les axes stratégiques de développement dans cette région, il est cité l’infrastructure et cadre de vie. Des projets ciblent, en effet, le désenclavement et l’amélioration des services publics dans les communes rurales.
Un autre axe consiste en l’agriculture et l’élevage. Il y est prévu le lancement de programmes pour la création de nouvelles zones pastorales et le développement de la filière des huiles essentielles et hydrolats, valorisant le potentiel agraire de la région.
Pour ce qui est de l’éducation et l’urbanisme, de nouvelles infrastructures éducatives ont été réalisées pour la rentrée scolaire. Quant à l’urbanisme, il s’adapte aux contraintes sahariennes (recherche de confort thermique, gestion des inondations). Parmi les priorités de ce segment, il y a la gestion des risques urbains.
Enfin, la gouvernance locale est elle aussi concernée. L’installation récente d’une nouvelle administration vise à accélérer la métamorphose de la capitale de la Saoura. Il est à retenir que ces initiatives visent à transformer Béchar en un pôle économique saharien durable et résilient.
T. A.







