L’Algérie et la Namibie franchissent une nouvelle étape dans leur coopération énergétique. En recevant une délégation namibienne de haut niveau, conduite par la conseillère spéciale de la Présidente, Alger affiche sa volonté de bâtir un partenariat stratégique dans les hydrocarbures, fondé sur le transfert d’expertise, l’investissement et l’intégration africaine.
Par Sofiane Idiri
Le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, a accueilli, avant-hier dimanche au siège de son département ministériel, la conseillère spéciale de la Présidente de la République de Namibie et responsable de l’unité Upstream pétrolier, Mme Kornelia Shilunga.
Cette rencontre s’est tenue en présence de la secrétaire d’État chargée des Mines, Mme Karima Bekir Tafer, ainsi que de l’ambassadeur de Namibie en Algérie. Qualifiée de constructive et porteuse de perspectives prometteuses, elle s’inscrit dans le cadre d’une visite de travail prévue du 22 au 28 février 2026, selon un communiqué du ministère.
Cette délégation namibienne de haut niveau, composée de cadres des secteurs des hydrocarbures, de l’énergie et des mines, a pour objectif principal de s’imprégner de l’expérience algérienne, reconnue comme un modèle de référence dans la gestion du secteur pétrolier et gazier.
La rencontre a permis d’examiner en profondeur les voies de renforcement de la coopération bilatérale tout au long de la chaîne de valeur des hydrocarbures, de l’exploration et la production au raffinage et à la transformation, en passant par la liquéfaction et le transport du gaz.
Les deux parties ont réaffirmé leur volonté commune de hisser leurs relations au niveau d’un partenariat stratégique fondé sur des projets concrets et des programmes de travail opérationnels.
Le ministre Arkab a souligné la dynamique nouvelle qui caractérise les relations de l’Algérie avec ses partenaires africains, en confirmant l’engagement de son pays en faveur d’une politique énergétique axée sur le renforcement des partenariats Sud-Sud et l’élargissement de la présence du groupe Sonatrach sur la scène continentale, conformément aux orientations du Président de la République Abdelmadjid Tebboune, explique la même source.
Les discussions ont également porté sur les cadres réglementaires, législatifs et fiscaux, et sur les mécanismes permettant de maximiser les recettes publiques des deux pays.
L’Algérie, locomotive de l’intégration africaine
De son côté, la Conseillère spéciale de la Présidente namibienne a exprimé l’admiration de son pays pour l’expérience algérienne, la qualifiant d’« exemplaire », et a réaffirmé la volonté de la Namibie d’en tirer profit pour développer son industrie pétrolière et gazière, indique le communiqué du ministère.
Elle a également manifesté un intérêt explicite pour l’approfondissement du partenariat avec Sonatrach, afin de développer l’ensemble de la chaîne de valeur des hydrocarbures.
Le programme de la visite inclut des déplacements sur le terrain dans plusieurs installations énergétiques algériennes, ainsi qu’une visite à l’Institut Algérien du Pétrole (IAP), véritable pôle de formation et de renforcement des capacités humaines au service du continent africain.
Cette visite namibienne s’inscrit dans un contexte plus large, celui du rôle croissant que joue l’Algérie sur la scène continentale. Grâce à ses immenses capacités énergétiques et à son expérience accumulée depuis des décennies dans la gestion du secteur des hydrocarbures, l’Algérie s’est imposée comme un partenaire stratégique incontournable pour les pays africains désireux de valoriser leurs richesses naturelles.
La coopération entre l’Algérie et le continent se renforce de jour en jour, que ce soit à travers la formation de compétences, le transfert de savoir-faire ou le soutien aux projets communs.
L’Algérie accorde en effet une importance capitale au développement du continent, considérant l’intégration africaine comme un pilier fondamental de sa politique étrangère et un levier essentiel pour une croissance durable et partagée.
S. I.







