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Objectifs de développement durable à l’horizon 2030 : L’Algérie, locomotive de la résilience africaine

Par Eco Times
7 avril 2026
Dans Actualité
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Objectifs de développement durable à l’horizon 2030 : L’Algérie, locomotive de la résilience africaine

Alors que les crises mondiales — climatiques, géopolitiques et financières— menacent de réduire l’objectif «Faim Zéro» de l’Agenda 2030 des Nations Unies à une simple pétition de principe, l’Algérie dessine une trajectoire de rupture. Entre sanctuarisation du foncier, déploiement technologique dans le Grand Sud et doctrine de souveraineté intégrale, le modèle algérien s’impose en cette année 2026 comme un laboratoire de résilience, offrant au continent une alternative concrète à la dépendance systémique et à l’asphyxie par la dette.

Par Lyazid Khaber

Le paysage mondial de la sécurité alimentaire demeure sous haute tension. L’entrelacement des conflits, des crises humanitaires et des cataclysmes naturels entrave lourdement les efforts internationaux.

Selon le dernier rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (SOFI 2025/2026), pas moins de 735 millions de personnes subissent encore les affres de la faim chronique à l’échelle planétaire.

Dans ce contexte de vulnérabilité systémique, l’Algérie se distingue par une stabilité structurelle remarquable. Le pays maintient une prévalence de la sous‑alimentation historiquement basse, pour ne pas dire inexistante, une performance validée par le rapport de la FAO en Algérie.

Cette trajectoire corrobore l’analyse de l’éminent économiste Jeffrey Sachs, directeur du Sustainable Development Solutions Network (SDSN), pour qui «la résilience des systèmes alimentaires dépend de la capacité des États à nationaliser leurs chaînes de valeur».

Cette vision trouve une résonance particulière dans la refonte du modèle agraire national, désormais érigé en pilier de la sécurité d’État. Alger a matérialisé cette ambition par une accélération de ses réformes, articulées autour de la numérisation intégrale du secteur — via la généralisation de la carte « Fellah » et le Recensement général de l’agriculture — permettant un ciblage chirurgical des aides publiques.

Ce saut qualitatif s’appuie également sur une ingénierie financière incitative, à l’image du renforcement du crédit « R’fig », et sur l’impulsion de l’ODAS (Office de développement de l’agriculture industrielle en terres sahariennes).

En modernisant sa gouvernance, l’Algérie transmute son autonomie alimentaire en un levier de souveraineté, s’affranchissant des fluctuations erratiques des marchés mondiaux.

2026, le sacre de la souveraineté par la terre

L’année 2026 consacre le déploiement opérationnel d’une stratégie visant à éteindre durablement la dépendance aux importations céréalières. Les projections pour l’exercice en cours sont particulièrement optimistes.

Selon les prévisions, le secteur devrait enregistrer une croissance moyenne de 5,4 % par an sur la période 2026‑2028. Les statistiques du premier semestre 2026 indiquent déjà une progression de 22 % de la production globale par rapport à l’exercice précédent.

D’autre part, et grâce à la mise en valeur de périmètres stratégiques à Adrar et El Meniaa, la production céréalière nationale devrait atteindre 6,8 millions de tonnes. Le pays couvre ainsi la quasi‑totalité de ses besoins en blé dur, après avoir déjà atteint 80 % de cet objectif en 2024.

Cette dynamique de transformation structurelle bénéficie d’un engagement financier sans précédent de la part de l’État. En ce sens, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, M. Yacine El‑Mahdi Oualid, a présenté devant la commission spécialisée de l’Assemblée populaire nationale (APN) une enveloppe budgétaire record de 764,2 milliards de dinars (soit environ 5,8 milliards de dollars) au titre de l’exercice 2026.

Selon les documents de cadrage du Projet de loi de finances (PLF) 2026 relayés par l’agence Algérie Presse Service (APS), ces fonds sont prioritairement fléchés vers la modernisation technologique et l’intensification des cultures stratégiques.

Cet investissement massif vise à consolider les rendements dans le Grand Sud et à pérenniser les acquis de souveraineté alimentaire, confirmant la volonté du pays de s’affranchir définitivement de la volatilité des marchés extérieurs.

Cette dynamique s’appuie par ailleurs sur l’expertise de l’École Nationale Supérieure Agronomique (ENSA) d’Alger, dont les travaux sur l’adaptation des cultures au stress hydrique guident la modernisation des exploitations sahariennes.

Ainsi, l’introduction de l’irrigation d’appoint et le suivi satellitaire des cultures permettent désormais d’optimiser les intrants et de sécuriser les cycles de production face aux aléas climatiques.

Coopération Sud‑Sud et indépendance financière

D’autre part, et au‑delà de ses frontières, l’Algérie s’affirme comme un architecte de l’intégration continentale en liant indissociablement sécurité énergétique et résilience alimentaire. La signature, le 28 mars dernier, à Alger d’un accord de coopération global avec la Côte d’Ivoire illustre cette volonté de bâtir des synergies industrielles Sud‑Sud.

Pour Alger, la maîtrise de l’énergie est le socle indispensable à la modernisation agricole, car elle garantit la production locale d’engrais azotés à des coûts compétitifs et l’alimentation des systèmes d’irrigation nécessaires à la lutte contre la faim. Cette vision se déploie à l’échelle régionale via le mégaprojet du Gazoduc Transsaharien (TSGP).

En effet, la relance opérationnelle de ce chantier en février 2026 dépasse le simple enjeu de l’exportation. En irriguant le Sahel en énergie stable, le TSGP devient de ce fait un levier structurel pour le développement de pôles agricoles locaux.

En exportant son expertise en ingénierie énergétique, l’Algérie propose dans ce cadre un modèle où l’énergie sert de catalyseur à l’ODD 2, transformant par‑là la stabilité énergétique en un rempart durable contre l’insécurité alimentaire en Afrique.

L’Algérie, pôle de sécurité globale

De son côté, l’expert en géopolitique Pascal Boniface souligne dans son ouvrage « La géopolitique : 50 fiches pour comprendre l’actualité » (Eyrolles, 2025/2026) que «l’Algérie mobilise sa stabilité financière pour s’ériger en pôle de sécurité globale, tant énergétique qu’alimentaire».

En ce sens, faudrait‑il souligner que cette influence est protégée par le Code de l’investissement de 2022, érigé en véritable rempart juridique interdisant toute aliénation du foncier national tout en catalysant les transferts technologiques.

Enfin, l’atout majeur demeure l’indépendance financière du pays. Avec une dette extérieure nulle, l’Algérie dispose de la latitude nécessaire pour investir dans son capital humain.

Les statistiques de l’ONS de janvier 2026 confirment la solidité de ce contrat social avec, entre autres, un taux de mortalité infantile stabilisé sous les 19 ‰ et un accès à l’éducation frôlant les 99%.

Pour l’Algérie, l’horizon 2030 n’est plus un mirage statistique, mais une réalité tangible, portée par une vision souveraine et solidaire.

L. K.

L’agriculture en chiffres

  • 764,2 milliards de dinars (env. 5,8 Mds $) : Budget record alloué au secteur de l’agriculture pour l’exercice 2026, soit une augmentation historique visant à soutenir l’intensification des cultures stratégiques (Source: PLF 2026).
  • 500.000 hectares : Superficie minimale mise en valeur dans le Grand Sud (pôles d’Adrar, El Meniaa, In Salah) dédiée exclusivement aux cultures stratégiques à fin 2025, sous l’égide de l’ODAS (Source: MADR / ODAS).
  • 1,2 million d’hectares : Objectif d’extension des surfaces irriguées dans les régions sahariennes à l’horizon 2027 pour sécuriser la production céréalière nationale (Source: Stratégie SN‑SA 2026).
  • 30 quintaux/hectare : Rendement moyen cible pour la céréaliculture dans les zones de mise en valeur du Sud, avec des pics enregistrés à 70 quintaux/hectare dans les exploitations sous irrigation intelligente (Bilan Campagne 2024‑2025).
  • 80% à 100% : Taux de couverture des besoins nationaux en blé dur atteint entre fin 2024 et début 2026, marquant la fin programmée des importations pour cette filière.
  • 5,4% : Taux de croissance annuel moyen projeté pour le secteur agricole sur la période 2026‑2028, porté par l’investissement dans les cultures industrielles (oléagineux et sucre) (PLF 2026).
  • 3,5 millions d’hectares : Superficie totale emblavée (céréales) au niveau national pour la campagne 2025‑2026, incluant les zones du Nord et les nouveaux périmètres sahariens (Source : OAIC).
  • 19 ‰ : Taux de mortalité infantile stabilisé, reflétant l’impact direct de la sécurité alimentaire et de la stabilité sociale sur la santé publique (Source : ONS 2026).

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Tags: AfriqueAlgérieBudget 2026économiegrand SudObjectifs de développement durableODD 2030ONUrésilience africaineSouveraineté alimentaireTSGP

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