Les lignes ferroviaires bien qu’ils participent au développement des régions du sud et permettent les interconnexions avec le nord, elles sont d’un enjeu stratégique : le concours à la valorisation des minerais extraites du sud du pays comme minerai de fer, minerais rares comme le lithium, l’or ainsi que l’émergence de plateformes de développement des flux commerciaux et économiques avec les pays africains.
Par Khaled Remouche
L’Algérie a de grandes ambitions en matière de contribution à l’intégration économique africaine où l’aspect logistique participe de manière importante au développement des échanges commerciaux et économiques entre pays africains La première cible pour l’Algérie est l’Afrique de l’ouest ou l’Afrique subsaharienne.
La réunion qu’a présidé Abdellatif Djellaoui, le ministre des travaux publics et des infrastructures de base mardi dernier sur l’avancement des procédures administratives relatives au lancement de la ligne ferroviaire Alger-Tamanrasset dans son tronçon Laghouat-Ghadaia- Menia entre dans cette perspective.
Ce méga projet va donc audelà du renforcement des interconnexions entre le nord et le sud et le développement de ces régions. D’abord le lancement prochain ce cette ligne intervient après l’achè- vement en un temps record du méga projet ferroviaire Gara Djebilet- Tindouf- Bechar.
Le projet ferroviaire jusqu’à Tamanrasset ouvrira la porte à un développement des échanges commerciaux avec le Mali et le Niger. La ligne ferroviaire qui va jusqu’à Tindouf couplée avec la route en cours de réalisation Tindouf-Zouerate ouvre de plus grandes perspectives d’échanges économiques avec la Mauritanie et les pays d’Afrique de l’ouest.
Les axes ferroviaires Tamanrasset – nord du pays, Tindouf-nord du pays, la route transsaharienne déroule des voies logistiques à moindre cout pour les pays de ces régions situées au sud de l’Algérie pour exporter leurs marchandises.
Les zones franches prévues à Tindouf et à Tamanrasset entrent également dans cette ambition de se placer sur les marchés de l’Afrique de l’ouest ou de l’Afrique subsaharienne. La zone de libre- échange continental africaine encourage ces flux.
L’autre préoccupation africaine est la transformation des matières premières localement. L’Algérie peut jouer avec l’importance de son industrie ce rôle d’accompagnateur tout en tirant les fruits de ce partenariat interafricain.
L’autre importance du développement des flux commerciaux est l’importation de ces pays à moindre frais des matières comme le cacao, les bananes.
Ces axes logistiques permettent, en outre, d’éviter la voie maritime plus longue et plus couteuse. La finalité est également de développer les exportations hors hydrocarbures et les investissements en Afrique.
Même si nous accusons du retard dans ce domaine, les agences bancaires ouvertes en Mauritanie, au Sénégal et prochainement en Côte d’Ivoire et au Cameroun sont des plateformes facilitant l’expansion de nos exportations et de nos échanges commerciaux avec les pays africains.
Enfin, les lignes ferroviaires participeront au transport en particulier des minerais rares et de l’or dont le potentiel semble important dans le Hoggar. Ce qui est d’une importance vitale pour notre pays qui ambitionne d’être un pays émergent à moyen terme.
K. R.







