Le ministre de l’hydraulique, Taha Derbal, a effectué dimanche une visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Chlef, au cours de laquelle il a reçu un exposé technique détaillé sur l’état du service public de l’eau. Cette démarche s’inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement pour améliorer l’accès à l’eau potable, renforcer l’assainissement et prévenir les risques d’inondation à travers l’ensemble du territoire national.
Par Sofiane Idiri
Le ministre Taha Derbal a présidé une séance de travail au siège de la wilaya de Chlef au cours de laquelle le directeur de wilaya des ressources hydrauliques a présenté un bilan exhaustif du secteur local.
L’exposé a passé en revue les principaux axes relatifs à l’alimentation en eau potable, à l’assainissement des eaux usées, à la protection des zones habitées contre les crues et aux besoins croissants de l’irrigation agricole dans une wilaya à fort potentiel agro-pastoral.
La wilaya de Chlef, qui connaît une dynamique démographique et économique soutenue, fait face à des défis hydrauliques importants que le ministère entend relever dans le cadre d’une vision stratégique cohérente.
À l’issue de cet exposé, le ministre a formulé une série de directives à l’intention des cadres et techniciens du secteur. Il a insisté, en premier lieu, sur l’impératif d’achever les projets en cours dans les délais contractuels, en veillant scrupuleusement au respect des normes techniques en vigueur.
Il a également mis en avant la nécessité d’inscrire des opérations de développement à portée durable, répondant aux aspirations légitimes des citoyens selon un ordre de priorités bien établi.
Le ministre a réaffirmé la vocation du secteur à accompagner le développement de la wilaya dans toutes ses dimensions, soulignant l’importance d’une gestion optimale des ressources humaines disponibles.
Sur le plan de la modernisation, Taha Derbal a plaidé pour une adoption plus large de la numérisation dans la gestion du réseau hydraulique, afin d’optimiser la distribution de l’eau et d’élever le niveau de la prestation offerte aux usagers.
Il a aussi insisté sur la valorisation et l’entretien des infrastructures hydrauliques existantes, ainsi que sur l’amélioration du rendement des réseaux et ouvrages.
Le ministre a enfin exhorté les responsables à adopter une démarche prospective, à élaborer des plans alternatifs pour faire face aux imprévus, et à mener une lutte sans relâche contre les branchements illicites qui pénalisent lourdement la distribution équitable de l’eau potable.
Parmi les orientations phares du ministre figure également la valorisation des eaux usées épurées, qu’il a présentées comme une ressource hydrique de substitution à part entière, notamment pour l’irrigation agricole.
Cette approche, en phase avec les engagements de l’Algérie en matière de développement durable, vise à réduire la pression sur les ressources conventionnelles et à optimiser le cycle de l’eau dans un contexte de stress hydrique croissant.
En conclusion, Taha Derbal a salué les efforts déployés par les équipes chargées du service public de l’eau à Chlef, les encourageant à poursuivre leur engagement au service des citoyens.
S. I.
Dessalement de l’eau de mer : La première partie du deuxième programme entre en phase active
En marge de cette visite, l’actualité du secteur hydraulique a été marquée par une déclaration de Mouloud Hachlaf, directeur général adjoint de l’Algerian Desalination Company (ADC). Invité ce dimanche matin sur la Chaîne I de la Radio nationale, M. Hachlaf est revenu sur plusieurs dossiers du secteur, dont le deuxième programme de dessalement de l’eau de mer lancé par le président de la République, qui prévoit la réalisation de six nouvelles stations à travers le pays.
Le responsable a annoncé que la première tranche est d’ores et déjà engagée, avec le lancement des travaux de trois stations implantées à Chlef, Tlemcen et Mostaganem. Le délai de réalisation est fixé à vingt-six mois. M. Hachlaf a également souligné que ces infrastructures ne se limiteront pas à desservir les wilayas côtières, mais alimenteront aussi les wilayas de l’intérieur, souvent les plus exposées aux effets de la sécheresse, consolidant ainsi une politique nationale de l’eau fondée sur l’équité territoriale et la sécurité hydrique à long terme.
S. I.

