samedi, 11 avril , 2026
  • S'identifier
ECOTIMES
  • Actualités
    • Banques & finances
    • Industrie
    • Agriculture
    • Produits & Services
    • Automobile
    • Hi-Tech
    • Entreprise
    • Environnement
    • Bourses
  • Energies
  • Régions
  • Monde
  • Interview
  • Reportage
  • Contributions
  • Coin livresque
Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Actualités
    • Banques & finances
    • Industrie
    • Agriculture
    • Produits & Services
    • Automobile
    • Hi-Tech
    • Entreprise
    • Environnement
    • Bourses
  • Energies
  • Régions
  • Monde
  • Interview
  • Reportage
  • Contributions
  • Coin livresque
Aucun résultat
Voir tous les résultats
ECOTIMES
Aucun résultat
Voir tous les résultats

Abderrahmane Hadef, Consultant international en développement économique : «Il faut bâtir une administration agricole agile, digitalisée et responsable»

Par Eco Times
5 mars 2026
Dans Actualité
A A
pivot irrigation agriculture

Le débat sur la modernisation de l’agriculture ne peut plus se limiter aux semences, à l’irrigation, aux intrants ou aux mécanismes de financement. La véritable transformation du secteur passe aujourd’hui par une réforme profonde de sa gouvernance administrative.

«Sans modernisation et luttes efficaces contre les pratiques bureaucratiques, aucune politique agricole, aussi ambitieuse soit-elle, ne pourra produire les résultats attendus», a indiqué le consultant international en développement économique, Abderrahmane Hadef.

La déclaration récente du ministre de l’Agriculture met en lumière une réalité souvent évoquée par les agriculteurs eux-mêmes : «Il est absolument impossible de bâtir une économie forte avec une culture du «revenez demain». Ce constat traduit en effet une prise de conscience politique forte, indique notre interlocuteur, en affirmant que «la bureaucratie constitue aujourd’hui l’un des principaux freins à la performance du secteur».

Dans le secteur agricole, les lenteurs administratives ne sont pas de simples désagréments. Elles ont un coût économique réel : «Retards dans l’octroi des autorisations d’exploitation. Complexité excessive pour l’accès au foncier agricole. Procédures longues pour bénéficier des dispositifs de soutien. Difficultés d’accès au crédit liées à des démarches administratives multiples. Manque de coordination entre les services centraux et locaux. L’agriculture est un secteur où le facteur temps est déterminant. Les cycles de production sont saisonniers, les décisions doivent être rapides, et toute lenteur administrative peut compromettre une campagne entière. Dans ce contexte, une administration rigide devient un facteur d’inefficacité systémique», a-t-il détaillé.

Au-delà des textes réglementaires, la problématique est également culturelle. Le système administratif hérité d’un modèle centralisé privilégie encore : la logique de contrôle plutôt que celle d’accompagnement, la peur de la responsabilité plutôt que l’initiative, l’interprétation restrictive des textes plutôt que leur application pragmatique, et la multiplication des justificatifs plutôt que la simplification des parcours.

«Ce modèle est aujourd’hui en décalage avec les principes modernes du management public fondés sur la performance, la redevabilité, la digitalisation et l’orientation vers l’usager », a-t-il dit.

La modernisation de la gouvernance agricole suppose donc une transformation des mentalités administratives. Il ne s’agit pas seulement de réviser des procédures, mais de réorienter la culture institutionnelle vers la recherche de solutions, a-t-il recommandé.

Si la réforme peut être impulsée au niveau central, son efficacité se joue principalement au niveau local. Ce sont les directions de wilaya, les subdivisions agricoles et les services déconcentrés qui constituent l’interface directe avec l’agriculteur.

Pour le consultant international en développement économique, trois leviers apparaissent prioritaires : la simplification et la standardisation des procédures ; la digitalisation intelligente et enfin l’introduction d’une culture de performance.

En clair, la modernisation administrative ne constitue pas une réforme technique secondaire. Elle est au cœur de la souveraineté alimentaire. «Un agriculteur découragé par les obstacles bureaucratiques investit moins, innove moins et produit moins. À l’inverse, une administration facilitatrice stimule l’investissement, accélère l’adoption des technologies et renforce l’intégration dans les chaînes de valeur agroalimentaires. Dans un contexte marqué par les tensions sur les marchés internationaux, la volatilité des prix et les enjeux climatiques, l’efficacité administrative devient un facteur stratégique de résilience économique», précise-t-il.

Pour passer d’une administration qui justifie à une administration qui solutionne, Hadef a recommandé une formation continue des cadres aux méthodes modernes de gestion publique ; une responsabilisation accrue des décideurs locaux ; la mise en place de guichets uniques agricoles et une meilleure coordination entre agriculture, hydraulique, finances et banques. En effet, l’objectif final, dira-t-il, n’est pas seulement de réduire la bureaucratie, mais de transformer l’administration agricole en véritable partenaire du développement rural.

En somme, la modernisation de l’agriculture ne peut être dissociée de la modernisation de sa gouvernance. Les investissements, les subventions et les programmes techniques resteront insuffisants tant que l’environnement administratif demeurera complexe et peu réactif.

«L’enjeu est désormais clair : bâtir une administration agricole agile, digitalisée, responsable et orientée vers la performance. Car au-delà des déclarations, la compétitivité agricole repose sur une équation simple : moins de bureaucratie, plus de productivité, plus de souveraineté», a-t-il conclu.

Par H. O.

Partager :

  • Partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Facebook
  • Partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre) LinkedIn
  • Partager sur X(ouvre dans une nouvelle fenêtre) X
  • Partager sur Bluesky(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Bluesky
  • Partager sur Threads(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Threads
  • Partager sur WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre) WhatsApp
  • Imprimer(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Imprimer
  • Envoyer un lien par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre) E-mail
Tags: Abderrahmane HadefAgricultureagriculture 2026AlgériedigitalisationéconomieGouvernance agricoleInvestissementManagement publicSouveraineté alimentaire

Publications associées

Signature d’un mémorandum d’entente entre Air Algérie et l’EGSIA : L’Aéroport d’Alger un hub logistique international
Transports

Signature d’un mémorandum d’entente entre Air Algérie et l’EGSIA : L’Aéroport d’Alger un hub logistique international

Par Eco Times
11 avril 2026
Transport : Air Algérie cargo prévoit une hausse notable de son activité pour 2025
Interview

Salmi Abdelkader, Directeur général de la Filiale Air Algérie Cargo : «L’Algérie devient pays pivot dans le fret aérien»

Par Eco Times
11 avril 2026
Renouvellement de sa flotte, et redéploiement à l'international : Air Algérie se refait les ailes
Transports

Air Algérie renforce sa flotte : Un redéploiement inédit

Par Eco Times
11 avril 2026
Mokhtar Said Mediouni, Président Directeur général de l’EGSIA : «Répondre à la montée en puissance du groupe Air Algérie»
Interview

Mokhtar Said Mediouni, Président Directeur général de l’EGSIA : «Répondre à la montée en puissance du groupe Air Algérie»

Par Eco Times
11 avril 2026
Inflation : L’Algérie résiste quand d’autres chancellent
Actualité

Inflation : L’Algérie résiste quand d’autres chancellent

Par Eco Times
9 avril 2026
Renforcement des échanges commerciaux : Alger et Nouakchott misent sur un accord préférentiel
Partenariat

Renforcement des échanges commerciaux : Alger et Nouakchott misent sur un accord préférentiel

Par Eco Times
9 avril 2026
Face au défi de la ressource humaine : L’entreprise algérienne en pleine refondation
Entreprise

Face au défi de la ressource humaine : L’entreprise algérienne en pleine refondation

Par Eco Times
9 avril 2026
Charger plus

Articles récents

  • Signature d’un mémorandum d’entente entre Air Algérie et l’EGSIA : L’Aéroport d’Alger un hub logistique international
  • Salmi Abdelkader, Directeur général de la Filiale Air Algérie Cargo : «L’Algérie devient pays pivot dans le fret aérien»
  • Air Algérie renforce sa flotte : Un redéploiement inédit
  • Mokhtar Said Mediouni, Président Directeur général de l’EGSIA : «Répondre à la montée en puissance du groupe Air Algérie»
  • Inflation : L’Algérie résiste quand d’autres chancellent
  • Renforcement des échanges commerciaux : Alger et Nouakchott misent sur un accord préférentiel
  • Face au défi de la ressource humaine : L’entreprise algérienne en pleine refondation
  • Air Algérie-Société nationale de gestion des aéroports : Le Cargo levier du commerce extérieur
  • L’Algérie et l’avènement d’une puissance pétrochimique : Le grand virage vers la souveraineté industrielle
  • Souveraineté numérique : Inventer la pétrochimie de demain
ECOTIMES

Quotidien Algérien de l'économie © 2020 ECO TIMES

Rubriques

  • A propos
  • Politique de confidentialité
  • Charte de la rédaction
  • Archives
  • Contact

Nous suivre

Bon retour!

Connectez-vous à votre compte ci-dessous

Mot de passe oublié?

Retrieve your password

Veuillez saisir votre nom d'utilisateur ou votre adresse e-mail pour réinitialiser votre mot de passe.

S'identifier
Aucun résultat
Voir tous les résultats
  • Actualité
    • Banques & finances
    • Industrie
    • Agriculture
    • Produits & Services
    • Hi-Tech
    • Environnement
    • Automobile
    • Entreprise
    • Bourses
  • Energies
  • Régions
  • Monde
  • Interview
  • #22374 (pas de titre)
  • #196 (pas de titre)

Quotidien Algérien de l'économie © 2020 ECO TIMES