L’Algérie attire de plus en plus les regards de Washington. Ce jeudi, le siège de l’Agence Algérienne de Promotion de l’Investissement (AAPI) a accueilli, selon un communiqué, une délégation de représentants de plusieurs grands think tanks américains.
Une visite qui intervient dans un contexte de dynamique économique soutenue et qui témoigne de l’intérêt croissant que suscite l’Algérie dans les cercles de réflexion stratégique les plus influents de la capitale fédérale américaine.
En effet, la composition de cette délégation ne doit rien au hasard. Elle réunit des personnalités de premier plan dans les cercles de réflexion américains.
On compte parmi eux William F. Wechsler, Directeur principal du Centre Rafik Hariri pour le Moyen-Orient, ainsi que Daniel F. Runde, Conseiller principal auprès du bureau du président du Centre d’Études Stratégiques et Internationales (CSIS), l’un des think tanks les plus influents des États-Unis.
La délégation comprend également Romina Bandura, chercheuse principale au sein du projet Prospérité et Développement du même centre, et Sabina Henneberg, chercheuse principale à l’Institut Washington pour la politique du Proche-Orient.
Ainsi, à l’occasion de cette rencontre, M. Rekkache a dressé un tableau complet des réformes engagées par l’Algérie pour améliorer son environnement des affaires et renforcer son attractivité auprès des investisseurs étrangers.
Il a particulièrement mis en lumière deux avancées majeures qui ont retenu l’attention des visiteurs américains : la révision de la règle des 49/51%, qui encadrait jusqu’alors les prises de participation étrangères dans les entreprises algériennes, et la libéralisation du transfert des bénéfices en devises vers l’étranger, deux mesures longtemps réclamées par la communauté des investisseurs internationaux.
Le directeur général a également présenté l’AAPI comme un acteur central dans l’accompagnement des investisseurs, grâce notamment au dispositif des guichets uniques, qui permettent de centraliser et de simplifier l’ensemble des démarches administratives liées aux projets d’investissement, qu’ils soient portés par des opérateurs nationaux ou étrangers.
Au-delà du discours, ce sont les indicateurs concrets qui ont illustré la portée des réformes engagées. M. Rekkache a indiqué que l’AAPI a enregistré plus de 350 projets d’investissement étrangers directs ou en partenariat, dont près de 50% sont actuellement en cours de réalisation.
Des chiffres qui témoignent d’une dynamique économique tangible et d’une confiance croissante des investisseurs étrangers envers le marché algérien.
Dans ce sillage, le directeur général a exposé la vision économique globale qui guide la stratégie d’attractivité de l’Algérie, articulée autour de la diversification du tissu productif national, de la création d’emplois, du développement régional équilibré et du transfert de technologie et de savoir-faire.
Des secteurs jugés prioritaires ont été mis en avant, notamment l’agriculture, l’industrie, les industries pharmaceutiques et les mines, autant de domaines à fort potentiel dans lesquels l’Algérie aspire à approfondir sa coopération économique et d’investissement avec les États-Unis, au-delà du traditionnel secteur des hydrocarbures. De leur côté, les représentants des think tanks américains n’ont pas dissimulé leur intérêt pour les transformations en cours en Algérie.
Ils ont salué les efforts consentis pour améliorer le climat des affaires, renforcer la transparence et accompagner les investisseurs, exprimant en particulier leur satisfaction quant à la révision de la règle des 49/51% et au rôle facilitateur des guichets uniques.
Un dialogue stratégique au service de l’image économique de l’Algérie
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une stratégie plus large de l’AAPI visant à renforcer le dialogue avec les institutions internationales et les centres de réflexion intéressés par les questions économiques et d’investissement.
En donnant à voir les réformes accomplies et les opportunités disponibles à des acteurs aussi influents que le CSIS ou l’Institut Washington, l’Algérie consolide son positionnement comme destination d’investissement crédible et attractive, capable d’attirer des partenariats stratégiques à haute valeur ajoutée.
K. Boukhalfa







